‹ La vie privée dans une province de l'OuestChapitre 32 sur 95 · I.'li UilI.I. i:\iknt · texte numérisé non relu

I.'li UilI.I. i:\iknt

envoyé à Tours, pour reteindre, une vieille jupe de moire verte et une autre de velours rougi

La coutume autorise les veuves ;i retenir un habillement dont on ne porte pas la valeur à l'inventaire : « ;i l'égard d'un habit noir de moire, une jupe de brocard, une jupe de ratine avi c dentelle or el argent de hauteur de trois à quatre doigts, une cape de taffetas à dentelle el une rouelle de mesure, ils n'ont été estimés, la demoiselle veuve les avant retenus pour son habit ' ». Cette demoiselle est Françoise Martin, veuve en L670 de François Bignon, contrôleur au grenier à sel ; son vestiaire esta peu près composé comme les précédents, et de même sont ceux de Marguerite Leclerc, femme de Daniel Pelisson, sieur de Montigné 1071 : de Renée Ravenel, femme de l'avocat François Ruffin 1698 : de Marie Caire, femme de lient? Piau, marchand mercier5 id . ; l'étamine, le drap, la serge drapée, la hannetonne, sont les étoffés les plus communément employées alors, sans exclure quelques plus brillants affublements, jupes de brocard à fleurs, de bazin, coiffes de gaze, capelines de taffetas, souliers enrubannés, dentelles, et autres ornements.

Jacquine Chariot, mariée a Jacques Le Courtois, receveur général des fermes du roi, meurt en L692, laissant une jupe amarante à fleurs et barres d'or, garnie de point d'Espagne d'or, estimée I 50 livres : un manteau de même étoffe, L40 livres ; une jupe bleue de damas a fleurs

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