I. ENFANCE, I. EDI C \TH>N I i I
caractère : il faut donc le confier a des maîtres «lu dehors et on n'en manque pas à Laval. Ils enseignent dans les petites écoles, dans les couvents, dans les collèges : prêtres et clercs, religieuses ei tertiaires, on simplement laïques, tons sont des maîtres chrétiens : les autorités ecclésiastiques et civiles, et les familles lavalloises n'en admettaient pas d'autres ; la classe commence par la prière et se t'ait en présence du crucifix '.
Bien avant le XVIIe siècle, on trouve à Laval des petites écoles fondées par de pieux chrétiens; la renaissance religieuse qui marque le règne de Louis XIII donne a ces œuvres nu nouvel essor ; on s'efforce de doter chaque paroisse d'écoles où la rétribution scolaire, quand elle existe, n'est payée que par les riches, où renseignement est donné par des maîtres estimables nommés par le clergé ou par les bureaux de charité '-'.
A Laval, la plupart de ces fondations sont dues a l'initiative et à la générosité de membres du clergé-, Jean Houssard, Etienne Piau, Hardy, curé de l'Huisserie, Fréart, curé de la Trinité, le chanoine Gervais Chambrun ; d'autres encore et des laïques se plaisent a augmenter par des dons et des legs les ressources de ces établissements dont ils apprécient l'utile destination : instruction et surtout moralisation des enfants. Aussi l'étude de la religion et l'accoutumance aux pratiques et aux vertus chrétiennes y sont-elles tout particulièrement recommandées à la sollicitude des écoliers et des maîtres ; on v apprend d'ailleurs à lire l'imprimé et le manuscrit, à compter et à calculer, soit par la méthode des jetons, la plus simple et la plus populaire, soit par la plume en traçant sur le papier les opérations arithmé-