A Babeau (Artisans, p. L46) 'lit. daines Monleil. qu'en
on avait prescrit à Paris d'avoir «tans chaque classe d'école un crucifix en relief ou en plate peinture.
2. Abbé AngOl : /.Instruction populaire dans la Mayenne usant 1790; — Queruau-Lamerie, Les /'élites écoles de Laval avant la Révolution (Bulletin de lu Coin. hist. de la Mayenne, 2* série, t. [II).
tiques ; l'écriture n'est pas enseignée à tous les enfants, elle est regardée comme inutile à beaucoup de gens adonnés au travail manuel, c'est presque un art professé par des spécialistes, les maîtres d'écriture, dont la porte est ornée d'un tableau témoignant de l'habileté de leur main 1.
Gervais Ghambrun, en fondant L683 à Saint- Vénérand une école de filles, avait établi .pour maîtresses trois tilles ou veuves sous la direction des dames de charité de la paroisse ; il leur avait donné un règlement empreint d'esprit pratique et de charité chrétienne, inspiré des règles établies par M. Vincent. L'article 20 traite « des choses qu'on doit apprendre aux petites filles et des ouvrages à quoy on les doit appliquer » ; c'est le programme de ces modestes écoles, et « on aura encore bien -plus de soin, ajoute le pieux chanoine, de les rendre sages, vertueuses et de bonnes filles que de les rendre habiles et savantes 2. » Le même souci dominait les
1. I'n 1755. Michel Guérin, maître eu l'art d'écriture, réclame à Pierre Menier, maître cordonnier. 10 1. 4 s., pour avoir pendant treize mois enseigné à son fils « à lire, à écrire, 1 arithmétique, et quatre maius de papier » (Arch. de la Mayenne, B 451)-
2. « Encore qu'on ne doive rien négliger pour l'instruction des enfans, et qu'on leur doive apprendre non seulement tout ce qu'on pourra juger qui leur sera utile et nécessaire de savoir, autant qu «lies en seront capables, comme de bien lire eu toutes sortes livres, d exercer leur mémoire en leur faisant apprendre par cœur le catéchisme et les principales règles de la vie chrétienne, ou des hymnes et poèmes traduits eu vers français, des ouvrages de M. Godeau, des quadrains de Pibrac et autres ; mais aussi à travailler à divers ouvrages utiles dans les familles et conformes aux filles de leur condition, comme coudre, filer, tricoter et autres choses semblables, ou pourra même aussi apprendre à écrire à quelques-unes, qui y seroient plus propres, en se servant pour cela des livres d'exemples qu'on leur aura envoyés, en prenant seulement garde qu'elles tiennent bien leur plume, et le corps droit comme il faut, selon les règles qui sont marquées dans ces livres d exemples, et tout cela afin de les tenir toujours occupées. Néantmoins on aura encore bien plus soin de les rendre sages, vertueuses et de bonnes filles, que de les rendre habiles et savantes.. » — M. l'abbé Angot a publié ces règlements dans sou livre si documenté : L'Instruction populaire dans la Mayenne.
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religieuses Ursulinés el Bénédictines qui instruisaienl les lilles de la bourgeoisie lavalloise.
Dans une assemblée des paroissiens de la Trinité tenue le 2f) octobre 17.'<7. le curé Fréart propose l'établissement d'une école de charité e pour les pauvres garçons qui demeuraient sans instruction quoiqu'ils devin chefs de famille et dans l'obligation d'instruire eux-mêmes leurs enfans; que cette école apprendrait à rendre à Dieu le culte qui lui est deu, à respecter leurs parens el à obéir aux magistrats; que ces écoles avoient été prescrites par les ordonnances de nos rois l, <'t que les héritiers de M. Ken»' Hardy, curé de l'Huisserie, de M. Jacques Manchon, chanoine de Saint- Tugal, el de Dlle Marie; Boutonnais lui avaient remis des fonds pour commencer cet établissement » ; à cette fin il a acheté une maison au faubourg- Saint-Martin. On approuve cette proposition et on décide que le maître d'école sera un clerc, au moins tonsuré, qu'il ne recevra des garçons pauvres aucun présent sous quelque prétexte que ce soit, qu'il fera la classe chaque jour de 8 heures à l<> heures et demie, et de une heure et demie à 4 heures ; il conduira les enfants à la messe les dimanches et fêtes : il leur apprendra à lire, a compter, leur fera le catéchisme trois fois par semaine ; le premier jour de chaque mois, le curé et un prêtre délègue examineront les enfants et désigneront ceux a qui on devra enseigner l'écriture. L'école s'ouvrit le 3 novembre 1738 par une messe du Saint-Esprit, suivie d'un Libéra pour ses fondateurs.
Ainsi les enfants des deux sexes trouvaient a leur portée les rudiments d'instruction nécessaires a la vie sociale de leur temps, et l'enquêteur officiel de 1801 pouvait constater que jadis o les établissements d'éducation offraient aux habitants de Laval, surtout à la