L HABITAI [ON
i-iiii ;i voisinant l'Hôtel-Dieu el la prairie de la Crossardière ; l'église de Saint Vénérand, construite au \\" siècle, a l'ait, déserter celle de Saint-Melaine et esl devenue le centre d'une importante paroisse. De l'autre côté de la cite, on bâtit autour des monastères de Saint-Martin, e!e Patience, des Cordeliers, de Sainte -Catherine, sur les hauteurs de Beauvais et de Beauregard ; et les habitants de la ville, débordant les antiques murailles devenues inutiles, recherchent les quartiers nouveaux construits sur les Fossés, les Eperons, le (iast, et de [a porte Beucheresse a la Valette auprès du monastère élevé par les Ursulines an xvne siècle.
Il n'existe pas à Laval de règlement municipal qui ordonne de construire selon un type déterminé, et I on ne voit pas que Ton ait procédé par expropriation a l'élargissement de la voie publique. Mais le procureur fiscal peut requérir la démolition d'un immeuble dangereux pour la sécurité des habitants ' ; tout propriétaire qui vent agrandir ou transformer sa maison, percer nue fenêtre sur la voie publique, doit lui adresser une requête en vue d'autorisation ; le procureur se transporte sur les lieux, examine le projet avec le requérant et son maçon, donne les alignements et adresse un procès-verbal de cette visite au juge de police, qui prend un arrêté faisant droit à la requête, sur le vu des conclusions du procureur2. Ces demandes sont très fréquentes surtout en la première moitié du xvin" siècle : beaucoup nous révèlenl ainsi la demeure des notables lavallois et les transformations qu'ils font subir à leurs maisons'5. L'ordonnance
1. En 1738, le procureur Qscal r< quierl la démolition «I nuison de la rue de Hivière pour cause .le sécurité publique ; en 1776, semblable demande esl faite pour un.' mai-nu de la rue de Paradis, au carrefour du Puits Rocher (Arch delà Mayenne, 1 !:;'.»<» <m
2. L'avocal Pichol de la Graverie dénie au procureur \<- droil de supposer aux ouvertures » à moins qu'elles ne présentent des saillies ou des inconvénieus ».