Invent. Jardrin
2. Une tapisserie de cinq pièces, dont le sujet n'est pas désigné, est léguée à 1 église de Saint-Yénéraud par Marguerite Débonnaire, en 1689.
3. La Beauluère, Communautés et chapitres de Laval, p. 197. — Nous avons déjà cité (Cf. plus haut. p. 196) le testament du 21 avril 16'i6, où Jean Duchemin, sieur de la Barberie. marchand au Ponlde-Mayeune, mari d'Antoinette Courte, donne à perpétuité une somme de 16 1. de rente pour 1 ornement et le luminaire de Saint- Véuérand au temps des Quaraute-Heures.
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matin et dans les aultres jours de l'année à proportion <{tie le jour crestera on diminuera, le pins matin que faire se pourra, et ce pour la commodité des ouvriers o 1694 . En I7.">d. une enquête esl faite au sujet d'un projet de Marie Périer, veuve «!«' Pierre Périerdu Coudray, qi ciant, qui otl're de créer une renie foncière de 80 livres pour la célébration chaque dimanche ;i Saint- Vénérand d'une inesse matinale avec prône, pour les domestique l'enquête conclut en faveur de la fondation, parce que les domestiques, ne pouvant aller a la grand'messe, n'entendent pas la parole du prêtre et ne sont pas instruits des choses de la religion. Quelques années plus tard. l'abbé Cliatizel établit le même service en l'église de la Trinité '.
La multiplicité et la longueur des offices - ne paraissent pas avoir effrayé nos ancêtres qui certainement les suivaient avec une intelligente attention. On y prêchait souvent, et les fidèles étaient assidus aux serinons. Au milieu du xvm6 siècle, dans une assemblée des paroissiens de la Trinité, on agite la question de savoir s'il n'y a pas lieu de retarder d'une heure le sermon de carême qui se donne à neuf heures du matin; mais cette heure est maintenue sur le désir des magistrats et avocats, qui avaient l'habitude d'entendre ce sermon avant de se rendre à l'audience de dix heures.
Fréquentes sont les missions et les retraites: cellesci s'adressent particulièrement aux tertiaires et aux femmes du monde, que Mlle Le Gras a initiées à cette .envie
1. La grand messe s'y célébrail à huit heures ils Pâques a la Toussaint, à neuf heures après la Toussaint. Une assemblée de pan.isse tenue en 1735, fixe à onze heures la messe fondée par Pierre Enjubaull pour être dite après la grand messe les dimanches et jours de fête.
■1. Souvent <le> cérémonies ou prières publiques étaient ajoutées a L'office liturgique par des fondations ou île vieille- coutun Ainsi Pierre Mol des Rame8 avait fondé mie renie .le S livres pour ta procession à taire eu l'église île la Trinité, en chantant les litanies, après les vêpres de 1 Iininaculee-Couception L6
de recueillement ; elles sont l'objet de legs, et les lettres de Mme de la Jourdonnière nous ont laissé quelques détails sur la retraite prêchée aux Ursulines par huit directeurs en 1768 *.
Les missions s'adressent à tous les fidèles ; elles sont données presque toujours par des réguliers, Gordeliers ou Capucins, tantôt dans leurs couvents, tantôt dans les églises paroissiales 2. Celle qu'avaient fondée, en 1685, Jean Beaumont de la Martinière, marchand, et Renée Chardron, sa femme, se donnait tous les dix ans, durait environ six semaines, était prêchée par une vingtaine de religieux et réunissait des foules énormes3 ; en 1751, il y avait sermon à sept heures et à dix heures du matin, conférence à deux heures et demie, suivie d'une méditation et du salut ; on la termina par la plantation d'une croix sur le marché aux porcs 4. En 1738, on avait lu à la grand'messe la liste des restitutions 5. « Les pères Capucins, écrit Pichot de la Graverie, les ont remises à M. le Curé en présence de M. Lelong, afin que la malignité ne pût rien inventer », et en 1759, à l'occasion du Jubilé : « Tout le monde, ajoute-t-il, s'est édifié respectivement; on a fait les stations avec dévotion et recueillement, aussi bien que les confessions et communions.