Ibid
aussi avouer que jamais les pauvres n'avaient été aussi bien assistés par la charité, et qu'il en mourut moins ([lie dans les années abondantes, quoiqu'on n'ait aucune mémoire qu'il y ait eu dans le pays une telle disette de grains. »
Pierre Duchemin du Tertre consigne, lui aussi, quelques renseignements, « écrits par curiosité, dit-il, pour servir de gouverne à l'occasion, au cas qu'on eust le malheur de se retrouver dans une pareille rencontre, ce qu'il plaise à Dieu n'arriver pas ; les pauvres, quoique bien assistés, ayant grandement souffert et pàti par la grande chereté et disette de grain de la présente année 1739 » ; avant de donner le reliquat de sa gestion, il écrit sur son registre : « L'aumône s'est bien faite et les pauvres ont été bien assistés et bien soulagés dans leurs besoins, dont Dieu soit loué ».
C'est l'hommage d'un témoin bien informé rendu à la charité lavalloise l.
1. Un demi-siècle plus tard, en 1793, on voit les lavallois empressés à soulager d'autres infortunes, et « les pauvres voulurent eux-mêmes apporter leur obole », dit un historien.