I. HABITATION
même ou ornée d'un grand arc pointu ou trilobé donl l.'i naissance repose sur les sablières, el l'extrémité supérieure rejoinl la panne faitière '. Cet arc a disparu de la façade, assez, bien conservée en son étal primitif, de la maison de la Basse-Grande-Rue à l'angle de cette rue et de la rue des Chevaux, construite vers 1 460 2 et dont 1rs poutres horizontales en saillie a chaque étage avec leurs grosses moulures convexes el alternées sonl caractéristiques de cette architecture.
En plusieurs villes, cette façade est supportée par des piliers de pierre ou des poteaux de l>ois ; la pièce du rezde-chaussée s'ouvre sous ces porches, et cette suite de porches forme sur chaque côté de la rue une galerie continue qui sans doute assombrit le rez-de-chaussée, mais abrite les étalages et préserve les vendeurs et les passants de la pluie, de la neige et des rayons d'un soleil trop ardent •'■.
La maison e>l fermée par une lourde porte de chêne ornée de grosses moulures ou de sculptures prises dans l'épaisseur du bois 4 ; cette porte est renforcée par une membrure de fer solidement boulonnée, munie d'une puissante serrure et de verrous ; quelques marche», nécessitées par la hauteur de la cave, y donnent accès. Si la porte est close, on frappe avec le heurtoir de fer ou de bronze qui avertit de la présence du visiteur •'. La
1. La maison des Guérin, me de la Trinité, est un beau spécimen de ces Façades (Dessin de M. Louis Garnier, Bull, de In Comm. hist. de la Mayenne, 1889). Voir aussi, dans la même me. les restes de la maison de Clermont avec sa poutre et ses sculptures,