‹ La vie privée des anciens (volume 2)Chapitre 35 sur 42 · IV · texte numérisé non relu

IV

626 INSTITUTIONS RELIGIEISES.

reproduit figure 666. L'autel repose sur des lions ailés, mais ce qui

Fig. ce-

Candélabres sacrùs.

donne à ce candélabre un caractère tout à fait spécial, ce sont les oiseaux à long cou qui décorent les angles. Les ornements ne porleni

LES PRATIQUES DU CULTE

d'ailleurs aucun emblème qui puisse montrer à quelle divinité le candélabre était consacré.

Fiy. GGG. — Candélabre aux oiseaux.

1! y avait aussi de larges candélabres qui étaient fuit bas, comme celui que nous montre la ligure 607. Ceux-ci étaient destinés à porter de grandes flammes, cardans les cérémonies religieuses de l'antiquité, la llamme avait toujours une grande importance, parce qu'elle était

INSïITtTlONS RELIGIELSES.

sacrée. Souvent aussi les lampadaires avaient pour bases des sortes de trépieds comme celui que montre la figure 668.

Les grands sièges d'allure monumentale qui étaient placés dans les édifices religieux portaient généralement dans les ornements de leur

Fig. 60';. — Candélabre.

décoration les attributs de la divinité à laquelle ils étaient consacrés. Ainsi les llambeaux qui décorent les angles du siège qui est représenté sur la figure 669 sont des attributs de Gérés, à qui il était probablement consacré.

Les principaux ustensiles employés dans les sacrifices sont figurés dans une frise antique que nous reproduisons en plusieurs parties. La figure 670 nous montre d'abord, en commençant par la gauche, un

LES PRATIQUES DU CULTE

ihymaterion : c'est un peiit vase dans lequel on brûlait l'encens en riionneur des dieux, il est surmonté d'un fleuron creux formant couvercle et dcsliné à conlenir le parfum. Dans la frise que nous reproduisons, le tliymaterion est accompagné d'une branche de laurier, arbre sacré qui, de même que la verveine, servait aux purifications. On brûlait quelquefois la branche de laurier, et on tirait des pronostics, suivant la manière dont elle se consumait.

Nous voyons ensuite un bucrâne, c'est-à-dire la tête décharnée d'un bœuf : ses cornes sont ornées des bandelettes du sacrifice. Dans les

Fig. 668. — Trépied.

temps'primitifs, quand on avait sacriiie un uœui, ou accrocnaii sa lete sur les temples, afin'de perpétuer le souvenir du sacrifice, et on ornait ses cornes de bandelettes. Dans les grandes cérémonies, on plaçait des guirlandes de fruits ou de fleurs qui allaient d'une tète à l'autre : on en voit reproduites sur une foule de monuments funèbres et sur les frises des temples.

Le petit vase qui vient ensuite est un pi'èfèricule, c'est-à-dire un vase destiné à contenir la libation. Sa forme n'est pas toujours la même et il a quelquefois deux anses.

Le dernier objet qu'on voit dans la même figure est l'étui dans lequel on resserrait les coute.iux destinés à égorger ou à dépecer la victime. Le sacrificateur l'attachait à sa ceinture au moyen de courroies

INSTITUTIONS P.ELIGIE C SE S.

qui passaient à travers un anneau. Cet étui était en bois recouvert de cuir et souvent orné de métaux précieux.

Le premier objet que nous montre la figure G71 est la patere dans

Fig. 669. — Siège de Cérès.

laquelle on recevait le sang de la victime : elle est ici accompagnée de la hache du sacrifice.

Le simpulum, qui vient après la patère, était un petit vase pourvu d'un manche allongé; on s'en servait dans les cérémonies religieuses, pour puiser le vin. Derrière le simpulum, on voit un maillet, masse pesante avec laquelle on assommait certaines victimes, au lieu de se servir du couteau.

LES Pr.ATlQLES DU CULTE. 031

Le large couteau à manche en tète d'aigle, qui vient après le sim-

jyl^^ïi'yïï-tYïii^V

Fig. 6~0. — Instruments du sacriticc.

pulum, est la dolahra, dont on se servait pour découper la victime. Le

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