Iu.>. — Marctiaud du tullo
lioue. Le rasoir du hari)ier ne foticiinnno plus ;\ l'iiventure au milieu
d'une I'duIc ijui se presse; et de noirs cabarets n'encombrent plus h
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voie publique. Le barbier, le charcutier, le rôtisseur, le boucher restent chez eux. Rome est Rome maintenant; naguère elle était une immense boutique ».
La figure ZjOG reproduit un bas-relief du Vatican sur lequel on voit une boutique de coutelier, avec un citoyen revêtu de la toge, qui présente une bourse au coutelier en payement de sa marchandise. A Pom-
Fig. 406. — Boulique de coutelier.
p6i, les maisons, même celles des riches propriétaires, étaient souvent entourées de boutiques, dans lesquelles ceux-ci faisaient vendre leurs denrées, ou dont ils tiraient parti en les louant. Ces boutiques, généralement fort petites, s'ouvraient sur la rue. Le nom du marchand était écrit en lettres rouges au-dessus de la boutique. La plupart de ces boutiques étaient décorées de mosaïques et de peintures. Elles se fermaient sur la rue au moyen de volets glissant dans des rainures et retenus par des barres. Il en était probablement de même dans les autres villes de l'Italie.
Les annonces. — Les annonces de tout genre qui devaient être portées à la connaissance du public étaient placées sur des tablettes
LA VENTE ET L'ACHAT
que l'on suspendait dans les temples. Souvent aussi on les mettait dans un endroit apparent de la ville, et une couche de blanc effacjait les affiches anciennes et permettait d'en mettre de nouvelles. Les caractères étaient peints quelquefois en noir et le plus souvent en rouge ; mais les avis ou les ordonnances de l'autorité, destinées à être vues en permanence, étaient gravées d'une manière durable. Une peinture de Pompéi nous montre une place publique où on voit plusieurs personnages occupés à lire une longue inscription, sur un écriteau fixé à la
Fijj. lu?. — Aiinunccs judicKurus.
base de trois statues équestres. C'est de celle l'aron qu'on informait le public des actes de l'autorité judiciaire, et depuis une 1res haute antiquité, les principaux événements étaient relatés sur des tablettes, que les pontifes exposaient dans les temples (fig. /|U7).
Les aimoncesdu connnerce ne pouvaient pas être faites avec autant de solennité ; on les accumulait sur certains points do la ville disposés pour les recevoir i-l qui faisaient le même oITico que la quatrième page de nos journaux.
Kn 1821, on a découvert à Pompéi un bâtiment dont la disposition architecturale se compose de pilastres corinthiens supportant un eiii.i-
LE COMMERCE
blement et encadrant des espaces rectangulaires où étaient contenues des inscriptions écrites en couleur rouge. Des frontons alternativement courbes et triangulaires complètent cette décoration, qui n'est pas sans élégance. Les inscriptions qui annonçaient des ventes, des locations, ou les spectacles de l'amphithéâtre, n'existent plus aujourd'hui, mais elles ont été reproduites dans le grand ouvrage de Mazois, qui les a
Fig. 408. — Affichage dos annonças à Ponipéi.
transcrites au moment oii on venait d'en faire la découverte. Des inscriptions analogues, pouvant servir d'enseigne ou de réclame,ont été trouvées dans différentes parties de la ville, mais ici elles étaient accumulées dans un endroit spécial qui n'a jamais eu d'autre destination. C'était un grand mur blanc, divisé en compartiments par des pilastres, et situé près du forum (fig. /t08).
Les dekf.ées. — M. Cliabas a donné une liste des principaux pro-
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duils importés en Egypte par les caravanes. « Le commerce, dit-il, avait à se procurer au loin une fouie d'oi)jets devenus indispensables aux iiabitudes luxueuses des Égyptiens. Indépendamment de For, de l'argent, du bronze, du fer, du plomb, du lapis, des bois solides et précieux que diverses contrées leur fournissaient, ils importaient de rétranger beaucoup de produits fabriqués, parmi lesquels on peut citer : les vases de Chypre ou de Crète; les sièges marquetés de Kati; les chars de Béryte, garnis de cristal, de lapis, d'argent et d'or, ayant des sièges du pays de Pehor et leurs timons du pays d'Aup; les outres ou coffres garnis de peaux de Rehob; les vins de Kanem et de Syrie, que ne remplaçaient pas les bons vins nationaux de Kakem, si propres à être mélangés avec le miel ; le liak, espèce de boisson de grains fabriquée à Kati; divers autrci liquides fournis par les pays de Kheta, d'Assoiir, de Singar, d'Amor et de Naharaïn; des oiseaux et des poissons d'espèces multiples, parmi lesquels on remarque le poisson séché de Tyr; les collyres de Kauma et de Syrie; les fruits de la même provenance; les chevaux de Singar; d'autres animaux domestiques de Kheta, etc. Ces importations étaient effectuées soit par des caravanes étrangères, telles que celles des Galaatliti'S ([ui achetèrent le patriarche Joseph, soit par des expéditions parties de l'Egypte elle-même. »
Les céréales et le papyrus forniaient les principales exportations. Nous ne connaissons aucun monument qui puisse se rapporter directement à l'histoire de Joseph. Mais la famine qui a attiré les Lsraélites en Egypte ne doit pas être considérée comme un fait isolé. La vallée du Nil était prodigieusement fertile et admirablement cultivée : si à tant de reprises ililTérentes elle a tenté la cupidité des con(iuéranls, elle a du de même, dans les temps de disette, attirer les émigrés qui habitaient une contrée moins favorisée. Dans les hypogées de Ik-ni-Ilnssan, on voit sur une peinture une famille d'émigrés asiatiques, qu'une famine a sans doute chassée de son pays, et qui vient chercher des ressources dans la fertile Égy|)ti\ Les hommes, couverts de manteaux de laine brodés, ont les pieds chaussés de sandales à longues tresses. Ils apportent avec eux leur bien, c'est-à-dire une lance, un casse-tête, un arc, iiiu! ciiliare et des outres pleines d'eau pour les besoins du voyage. Des femmes les accompagnent : elles ont le nez busqué, de larges pommelles et la taille ramassée. Leurs bras sont nus, leur front est ceint d'un simple bandeau, el des brodequins de peaux de bêtes forment leurs chaussures. Llles conduisent des Anes chargés d'étoffes et de paniers dans l'un desquels on voit deux petits enfants. Quels sont ces
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réfugiés? devant cette peinture on songe involontairement à la famille de Joseph, mais les hypogées de Beni-Hassan passent pour être antérieurs à Joseph.
L'Egypte produisait du vin en assez grande quantité ; néanmoins elle en recevait aussi des pays étrangers, et ce qui est plus curieux, c'est que les vases où le vin étranger avait été apporté servaient ensuite à exporter l'eau du Nil, célèbre dans l'antiquité par son extrême salubrité.
« Je vais parler d'un fait, dit Hérodote, qu'un petit nombre de ceux qui vont en Egypte par mer ont observé. De toute la Grèce et en outre de la Phénicie, deux fois par an, on amène en Egypte des vases de terre pleins de vin; et cependant, lorsque ces vases ont été vidés, d'un si grand nombre on n'en revoit pas un seul. Oii donc, demandera-t-on, sont-ils employés? Je vais le dire : le magistrat de chaque ville est obligé de rassembler tous les vases de terre, et de les envoyer à Memphis, d'où on les transporte remplis d'eau dans le désert de la Syrie. Ainsi toute cette poterie que l'on importe en Egypte disparaît et rejoint en Syrie celle qui l'a précédée. Les Perses, depuis qu'ils sont maîtres de l'Egypte, en facilitent de cette manière l'accès, par la provision d'eau qu'ils envoient dans le désert. Alors, il n'y avait point d'eau placée sur la route. »
Sous les Ptolémées, tout le commerce de l'Egypte fut concentré dans la ville grecque d'Alexandrie; elle exportait dans toutes les provinces du monde connu les produits de ses manufactures, qui avaient remplacé celles de Tyr et de Sidon.
Le commerce des Phéniciens, qui se faisait surtout par la navigation, a été de beaucoup le plus important de l'antiquité primitive.
Dans ses anathômes contre Tyr, le prophète Ézéchiel nous donne des détails circonstanciés sur l'industrie et le commerce de cette ville :
« Tyr, ô toi qui habites aux avenues de la mer, qui fais le commerce avec les peuples dans plusieurs îles, Tyr, tu as dit : je suis parfaite en beauté ;
('. Tes confins sont au cœur de la mer, ceux qui t'ont bâtie font rendue parfaite en beauté;
« Us t'ont bâti de tous les côtés des navires de sapin de Scénir; ils ont pris des cèdres du Liban pour te faire des mâts;
« Ils ont fait tes rames de chênes de Basçan et la troupe des Assyriens a fait tes bancs, d'ivoire apporté des îles de Kittin;
« Le fin lin en façon de broderie, apporté d'Egypte, a été ce que tu
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étendais pour te servir de voiles; tu te couvrais de pourpre et décarlate apportées des îles d'Éiisça;
« Les habitants de Sidon et d'Arvad étaient tes matelots; les anciens de Guebal ont été parmi toi pour réparer tes brèches; tous les navires de la mer et leurs mariniers ont été avec toi pour trafiquer et pour faire ton commerce;
« Ceux de Perse, de Lud et de Put ont été tes gens de guerre dans ton armée; les enfants d'Arvad, avec ton armée, ont été sur tes murailles tout autour, et ceux de Gammad ont été dans tes tours;
« Ceux de Tarscis ont trafiqué avec toi de toutes sortes de richesses, faisant valoir tes marchés, en argent, en fer, en étain et en plomb;
« Javan, Tubal et Mescec ont trafiqué avec toi, faisant valoir ton commerce en vendant des hommes et des vaisseaux d"airain;
(I Ceux de Togarnia ont fait valoir tes marchés en chevaux et en mulets;
« Les enfants de Dédan ont été avec toi; tu avais dans ta main le commerce de plusieurs îles, et on t'a rendu en échange des dents d'ivoire et de l'ébène;
« La Syrie a trafiqué avec toi de tes ouvrages de toutes sortes ; on a fait valoir tes marchés en escarboucles, en écarlatc, en broderie, en fin lin, en corail et en agalo;
Il Juda et le pays d'Israël ont trafiqué avec toi, faisant valoir ton commerce en blé, en miel, en huile et en baume;
Il Damas a trafiqué avec toi en te donnant pour la multiiudc de tes ouvrages toutes sortes de richesses, du vin et de la laine blanche;
K Et Dan et Javan et Moscl ont trafiqué sur tes marchés avec du fer luisant; la casse et le roseau aromatique ont été dnns ton commerce;
(I Ceux de Dédan ont négocié avec toi on draps précieux pour les chariots; les Arabes ont été les marchands que tu avais dans ta main, trafiquant avec loi en agneaux, en moutons et en boucs;
i( Les marchands de Scéba et de llalima ont négocié avec toi, faisant valoir les foires en toutes sortes de drogues les plus exquises et en toutes sortes de pierres précieuses et en or;
« Haran, et Canne et lleden ont fait trafic avec toi; Scéba, Assur et Chilmad ont négocié avec toi ;
« Ceux-ci ont négocié avec toi en draps de pourpre et broderies, cl en caisses pour des vêtements précieux serrés de cordes; mémo les coffres de cèdri! ont été dans ton trafic;
« Les navires do Tarscis ont été les principaux de ton commerce,