‹ La Vie privée des anciens v. 4 1883 (volume 3)Chapitre 12 sur 25 · C05TOHRS DE LA GRÈCE. ST · texte numérisé non relu

C05TOHRS DE LA GRÈCE. ST

grandes différences dans la maniëi'c de le porter, qui peuvent so rt^sumer en trois types principaux, celui qui bisse à découvert les deux bras, les deux jaratcs et une partie de la poitrine, celui qui recouvre la poitrine et laisse seulement les membres nus, enlîn celui qui est pourvu de mauchcs et qui retombe jusqu'aux pieds.

La tunique saiis vianche s'attachait sur l'épaule gauche, au moyea d'un nœud ou d'une agrafe; et laissait le bras droit découvert, ainsi que les pectoraux. Cette tunique était portée surtout par les laboureurs et les ouvriers. La jolie statue du Louvre qu'on désigne sous le nom d'Antinous (fig. 345) présente la Tormo la plus, habituelle de cette

I tunique, qui est Qxâe à l'épaule gauche par un nœud et retenue au corps par une petite ceinture mince sur laquelle la partie supérieure est rabattue de manière à la masquer presque entièrement.

Cette tunique au surplus ne se portait pas toujours de la mtait manière, et la statue, connue sous le nom de Thésée, nous montre un Tdfement analogue avec un tout autre ajustement, f^ tunique^ d'une étoffe plus fine, forme des plis plus nombreux et plus serrés. Elle laissé une moins grande étendue de la poitrine à découvert, et n'est pa» rabattue sur la ceinture qui est au contraire parfaitement visible. Le sculpteur, comme s'il eût voulu faire voir que le personnage qu'ihr^rè-» sentait n'était pas un ouvrier à son travail, a eu soin de lui jet^ sur Tépaule une petite draperie qui [retombe sur le bras, et pourrait, A ^lle était jetée autour de la poitrine, modifier complètement le vêtement du personnage (fig. 346).

CSette manière de porter le chium est particulière aux hommes, et dans aucune époque de l'histoire grecque, les femmes n'ont porté un vêtement laissant le sein découvert. On vcHt quelquefois un sein nu aux Amazones, mais ces femmes guerrières appartiennent à la mythologie, et d'ailleurs le pays oii la fable place leur séjour est l'Asie et non la Grèce. Cependant le chiton des femmes Spartiates offire cette particularité qu'il laisse voir quelquefois non pas leseint^'mais la cuisse. Ce vêtement serré est formé de deux pièces d'étoffés cousues seulement du côté gauche, en sorte qu'il laisse à droite une longue fente, qui va de haut en bas et se changerait en une large ouverture, si la ceinture ne l'enserrait complètement autour du corps. Cette fente avait pour but de laisser plus de liberté aux mouvements, ce qui n'était pas inutile à Sparte^ où les jeunes filles devaient, aussi bien que les garçons, se livrer à des exercices violents.

Voici encore (figure 347-348) une figure vêtue de la tunique Spartiate ; c'est la belle statue du Louvre connue sous le nom de Diane de Gabies. Le chiton qu'elle porte est quelquefois appelé xystis : c'est un vêtement qu'on voit quelquefois à Diane et assez fréquemment aux Amazones. Il est toujours relevé au-dessus du genou. Par-dessus ce vêtement, la déesse est en train d'ajuster son manteau en chlamyde; ce petit manteau court était particulièrement convenable pour la chasse.

A l'exception des femmes Spartiates, la tunique courte était un costume qu'on employait rarement seul, c'est-à-dire qu'elle était recouverte par une autre tunique beaucoup plus longue, sur laquelle on mettait le manteau. Le costume habituel des femmes grecques comprend donc en réalité trois vêtements, le chiton court qui se porte sur la peau comme nos chemises, la tunique longue, ou tunique qui se

COSTDHES DE LA GRËCB. 37S

place par-dessu3 comme nos robes, cl le manteau qui fait roffico de nos châles ou des vi^temeots du môme genre. Mais l'usage des jupons

ng- -Kl. Flg. 348.

Li tuklqiu tpirtlile. (Diu* de 0>bi«i, miuét da LooTte).

ne couvrant que le bas du corps et n'adhérant pas à la partie supérieure du vêtement était inconnu aux femmes grecques.

La tunique longue s'emploie habituellement comme 3ur-tunique, mais souvent aussi elle adhère directement au corps : c'est ce que montre la figure 3f|9 qui représente la muse Euterpe.

Dans la plupart des monuments, on voit que le vêtement de dessous est d'un tissu plus fin que celui de dessus, et les plis de ces deux vêtements présentent toujours un caractôre très-difTérent. Le groupe de Gérés et Proscrpine (figure 350} dans le fronton du Parthénon oifre uq exemple très-remarquable de cette différence. Dans les deux figures, le vêtement de dessous forme une multitude de petits plis irës-serrés et qui accusent tous une forme serpentine bien caractérisée. Cela tenait à l'habitude où étaient les ménagères de tordre le tissu qu'elles

LE TfiTEHENT.

lavi stAB^rqnner; rétoSb,-qal était tts-Aoe, w

Pig. 350. — Cértt st Ptoierplus (PitthéDen).

COSTOUBS DE Lk GRËCE.

ainsi cd séchant. Nous voyons au contraire le pallium qui enveloppe ici la partie inférieure du corps dessiner de grands plis dont la direction est impérieusement indiquée par le mouvement des membres.

La figure 351 nous montre un costume tout particulier dont on

retrouverait assez difficilement l'analogue. Par-dessus la tunique dont elle est revêtue, on voit une seconde fjntque et celle-ci n'est pas retenue par une ceinture. Le nom de Flore, qui est ordinairement donné à cette statue, a été contesté, car la couronne qu'elle porte sur la tête, et qui n'est point une restauration, peut aussi bien s'appliquer aux ' Muses, aux Heures, etc., et la singularité de son costume est telle qu'il ne peut décider en faveur d'aucune des conjectures qui ont été faites; aussi est-ce à tiire d'exceplton que nous l'avons fait reproduire ici.

Les bobes a dessins. — Les Grecs étaient généralement peu prodigues d'ornements sur leur vêtement. La plupart du temps, les vêtements de dessus sont complètement unis, ou bien relevés simplement par une petite bordure comme lo montre la figure 352.

Cette b»Dd« qui horûe les vAtementB itait géaéralemntt eonleor de pourpre, miU im ne peQt rieo ^re de positif k cet égurd, eir les COQ leurs ^antchiristeipn' les penonncB qui ptuiaient le vfrtement, dervaient D8turetlem«it être aaeei variâes. Hais l'habitude qa'avaJent les courtisaaes, presque toutes «igiiulreB d'Asie Hineore, de porter des vdtemeots bariolas, et souvent connrts de dorures, faisait que, i Sparte particulièrement, uoe citoyenne aurait cra se compromettre en pcHiant un ▼ttement qui ne fAt pas ri|^e d'aspect et d^nnru de coatenn éclatantes. Les menus atbâniranei étaient k cet éeud plus conciliantes et la fréquentation des

Ioniens d'Asie, beaucoup plus somptueux dans leurs vêtements que

les habitants de la Grèce propre, a amené

dans le costume moins de rigidité et plus

de richesses apparentes. C'est à cette influence

qu'il faut attribuer l'usage des étoffes légères

et ornées de dessins que les monuments nous

montrent assez souvent et dont la figure 353

nous offre un exemple.

11 y avait aussi certaines fêtes, notamment

celles qui étaient consacrées à Dionysos (Bac-

chus), dans lesquelles chacun mettait de cété

les usages ordinaires de la vie pour s'accoutrer

d'une manière souvent bizarre, mais toujours

éclatante. Ce n'était pas, comme notre carnaval,

des travestissements baroques ou ridicules,

c'était simplement l'abandon que la population

faisait, pendant quelques jours, de ses habitudes ordinaires, et tout le monde mettait à cette occasion des vêtements qui sortaient dij la rigidité ordinaire, et dans lesquels on recher-

Pig. K8. — aiaSa Ugèn.

chait plus particulièrement le visible et l'éclatant. Les peintures de vase nous montrent assez souvent des costumes dont l'allure diffère singulièrement de ce que nous sommes habitués à voir sur les statues. Ces peintures, il est vrai, représentent presque toujours des scènes mythologiques, mais il est permis de supposer que les vêtements qui y sont représentés sont à peu près analogues à ceux qu'on devait porter, quand on assistait à une fête destinée à consacrer un souvenir

Pig. 854. — Uoaune à cheTal (d'apièt un vate peint).

mythologique. Il faut dire aussi que la période où ont été fabriqués les vases peints est antérieure à celle où obt été sculptées les statues, de sorte qu'en général, les documents qu'on y peut puiser n'ont de valeur que pour les temps antérieurs aux guerres médiques.

La figure 35&, bien qu'elle représente une divinité, nous montre le vêtement d'un simple artisan, mais d'un artisan endimanché, s'il est permis d'employer un terme pareil quand on parle d'antiquité. Il porte la tunique courte des travailleurs, mais c'est une tunique bariolée et couverte de dessins, qui n'a jamais dû servir pour le travail.

Ou voit également sur les vases des femmes dont le vêtement est

SM LB VETBHBNT

tait itna tissa très épais et presque toujoun décora de fleurs oa de dessins & grands ramages. On faisait ainsi de grandes robes avec des muiches ouvertes extrêmement larges et .ne descendant pas tout à fut ]iis(iu'au coude, de façon que le bras parût en entier. Par-dessus cette robe, qui généralement ne dessine aucun pli et ne laisse voir aucune forme, Jes femmes jetaient une sorte d'écharpe extrêmement légère et dont les coins ornés d'un petit gland retombaient en pointe, . comme on peut le voir dans la figure 355, tirée d'un vase grec.

Ces robes à grands dessins et qui, dans les monuments, paraissent toujours dépourvues de plis, apparaissent fréquemment sur les vases grecs, mais nous sommes portés à croire que c'est un costume originaire d'Orient. Nous manquons malheureusement de renseignements sur le costume des femmes en Assyrie et en Perse, mais nous avons donné déjà à propos de l'Egypte des robes tout à fait analogues à celles que présente la figure 356.

Une autre particularité de cette figure, c'est le capuchon, dont la forme apparaît rarement sur les monuments antiques-, mais il faut

surtout signaler ces deux longs appendices qui descendent de Tépaule CD guise de manche el dont la desitnation pratique est assez difficile à expliquer.

tig. SS6. — VilemsiK

Les VETEMENTS TBANspAHEUTS — . Le3 moDumeots DOus montrent quelquefois des femmes dont le vêtement est tellement léger, tellement transparent, qu'on voit les formes du corps absolument comme si elles étaient nues; ces femmes sont presque toujours représentées lorsqu'elles se livrent à l'exercice de la danse (fîg. 357). Ce sont les femmes d'ionie, les courtisanes qu'on faisait venir dans les repas pour égayer les convives. Tel les sont les danseuses du vase Borghèse ; celles d'Uerculanum et bien d'autres figuresdu même genre, qu'on voit sur les murailles des appartements pompéiens. Elles font également partie du joyeux cortège de Bacclius, et les sculpteurs aiment à les représenter jouant du tambourin ou des castagnettes. Les voiles transparents et légers dont elles sont vêtues se fabriquaient dans l'Asie Mineure c: principalement dans Die de Cos, dont les babilaiits se livraient presque tous à cette industrie.

■ ,, Ui VSTBHEHT.

GosTiiitB* 'BiTBii. — Noos VIO0& déjà mtmtxéi éa {Aftant des ibes à desdns., des vètevoBata qal diffèrent craupliteinfeat par leur allure de ceux qn'-oa re»contre sur les moanméota ré- ^ pûtes clasnques. Ces ùœtamM, de mtoie que ceux dont noos allons nous occiiper, si trociv«il exclusivement sur les pdntores de vase et, comme On ne les TDit jamais sur les statues, les peintres qui traiteat dei sujets tiléB de l'histoire andenue, et qui.

la plupart du temps, ne connaissent de l'antiquité ^e les modales dont on dMriœ les moolij^ aux éexAm, n'wit Jamais soogi k tti donner la r^rtsentation dans Iran tableaux. 11 faut dire qot i'4trangeté, je pourrais mdms dire la bizarrene de quelques-uns des costumes dont je parle, pourrait, au premier abord, effaroucher " ' ceux qm dans leurs ouvrages,

F g 3S7 — RobB irtoipârenta , ,

(Du»u» du Y«» BotsMioJ Cherchent avant tout ta grande

allure des œuvres classiques.

Cependant la représentation de scènes antiques sous une forme qui, jusqu'à présent, est restée l'apanage à peu près exclusif des érudits, pourrait se prêter à certaines ioterprétalions pittoresques, et elle aurait tout au moins l'avantage de nous montrer, en dehors de l'antiquité ofûcieJle, une autre antiquité toute différente, mais qui n'est pas moins exacte.

11 y a, en effet, deux manières d'étudier le vêtement des Grecs : sur les statues et les bas-reliefs, ou bien sur les vases peints. Le vêtement qu'on voit sur les statues se trouve également sur les vases, mais ceux-ci présentent en outre une foule de costumes que la sculpture n'a jamais figurées. Cette différence est facile à expliquer : nous élevons comme les anciens des statues à nos hommes illustres; et, si on réunissait dans une vaste galerie toutes les statues qu'on a sculptées

dans le siècle présent, d'après des contemporains, nous y trouveriODS le vêtement des hommes d'état, des savants, des jurisconsultes, mais nous n'aurions aucun renseignement sur les costumes qui se portent à la campagne et surtout dans les provinces éloignées des grands centres. Si vous voulez voir le bonnet des Alsaciennes, la culotte des Bretons, le béret des fiasques, les guêtres du montagnard, c'est dans les tableaux de genre qu'il faut les chercher et non dans les statues. Or les statues des anciens répondent exactement aux nôtres, tandis que les représentations des vases répondent à nos tableaux de chevalet ; elles sont même les seuls documents que nous puissions consulter, puisqu'il n'est resté aucune peinture antique d'un caractère intime, celles qu'on a retrouvées à Pompéi appartenant presque toutes à un art purement décoratif.

Dans tous les cas, les costumes représentés sur les vases montrent une forme du vêtement beaucoup plus ancienne que celle qui est Tiguréc sur les statues, par la raison que la fabrication des vases remonte à une époque antérieure à celle ofi ont été faites la plupart dos statues que nous connaissons. La figure 358 montre des personnages

vêtues de peaux de bétcs ou tout au moins de vêtements qui imitent les peaux d'animaux dont les hommes se couvraient primilivement,

L.CS figures 350 et 3C0 qui représenient, l'une un joueur de cithare, l'autre un joueur de (lùto, sont remarquables par la physio-

M LB T^TUIBIfT.

oomie tout aiiatiqae des penoniuges. L'étoffe épiîna et d4powne de idi> doDt lear vMement est formé, les franges da bas, les gnuidw budes semées de rosaces qai rayent transrersalement la nitit, «M des earactires qid rappellent les Dumnmeab assyriens. Ce v6lentMa

JouBor da citbin al Joa

a-t-il été porté par la population grecque à une certaioe époque ? Appartenait-il en propre à des corporations de musiciens venus d'Asie? Cest ce qu'il serait sans doute difllcile d'établir d'une manière positive, mais remarquons en passant que le vêtement de ces deux personnages offre de grandes analogies dans l'apparence extérieure, mais qu'ils ne le parlent pas de la m£me manière. Le joueur de flùle a le bras droit complètement dégagé de son manteau qui repasse par-dessous, tandis que, dans le joueur de cithare, le vêtement couvre tout le corps en venant s'attacher autour du cou, et laisse voir sur le côté une ouverture par laquelle le bras est passé, ce qui est tout à fait contraire ans habitudes des Grecs.

il faut croire toutefois que les musiciens échappaient souvent aux

COSTUUBS DE LA GRÈCE. S83

habitudes reçues, car voici encore une joueuse de flûte (flg. 361) qui, par-dessus sa' longue tunique descendant jusqu'aux pieds, porte un pardessus à carreaux avec une ouverture sans manches, mais garnio de lisérés, pour laisser passer les bras,

Fig. Ml. — Joueuw ds MU. I^g' MS. — Pemma putlul uns coitMiUs

La figure 362 montre une femme qui porte sur la tête une corbeille <le fruits et de fleurs, tandis que, dans ses mains, elle tient un vase et une couronne. Ce qu'elle offre de particulier dans son vêtement, dont Ten^iemble ne diffère pas essentiellement de ceux que nous avons vus précédemment, ce sont des espèces de bretelles qui partent des épaules et vont se fixer à la cciniure en se croisant sur la poitrine. Ces' bretelles, d'ailleurs, ûgurent ici comme un simple ornement, et il ne semble pas qu'elles aient pour mission de fixer une partie quelconque du vêtement.

Ce qui frappe aussi quelquefois dans les costumes qu'on voit sur les vases, c'est le rapport qu'ils présentent souvent avec ceux qu'on portait au moyen âge. Voici, par exemple {fig. 363), une casquette qui n'aurait étonné personne au temps de Louis XI. Ce personnage est un Mercure, portant le caducée qui, dans les temps héroïques, était l'emblème des ambassadeurs, ei qui est devenu celui du messager des dieux. Son

M LB TfiTBMBIlT.

palliom aVilIIre rien de parûenlier,' m^ boos appellerons l'aiitMition sur Bss bottinea ratrtiussëes par le baut, comme dans la fignre K8.

Voicî maintenant (flg. 35Ii) un personnaf^ qa'aa [rendrait aa premii?r abord pour un page suivant sa cfa&telaine, ob [iUikH encore pour une femme jouant le rtle de jiage. C'est une femme, en effet, qui est nprésL'iit<ïo ici ; scuLcmenl, cette femme est une aBiazone, dont le co'itumo ne rappelle en rien celoiquc la iradiliou ailribuo à ces hérolnee. Elle est prise dans un superbo vase âa Louvre, connu sous le nom de vuse d'Aodrocidès. Du même vase esl tirée la petits scène représentée snr la figure 365. On y voit deux amazones vêtues lout autreiuent que ta précédente, et dont l'une, qui paraît éiro d'une eitrtaie jeunesse, est montée sur un cheval, tandis que l'autre, qniK<l d'une beaucoup plus grande taille, marche devant en tenant uoa lance. Le casqaeplacé en bas de la Tigiire est. d'une forme très-déterminée qui permet de le rattacher à une époque peu éloignée de

celle où Pislstrate usurpa le pouvoir à Athènes. Mais les vêtements que

le peintre de vase a donné à ses figures sont-iis

la reproduction de ceux qu'on portait de son

temps? C'est ce qu'il est dirficile de dire d'une

manière positive; la scène représentée se rattachait a une légende d'une date fort ancienne,

mais qui, à ce moment, était très populaire.

Il est probable néanmoins que si le costume

a été arrangé pour la circonstance, il n'est pas

non plus de pure fantaisie et qu'il devait rappeler d'assez près les vêtements qu'on portait à

l'époque où le vase a été exécuté. Quand les

peintres du xiv" siècle représentent des scènes

de la Passion, ils ne manquent pas de donner

à leurs personnages les vêtements qu'ils

voyaient à leurs contemporains, par la raison

qu'ils n'ont pas l'idée d'un vêtement ayant une autre forme. Il est

bien probable qu'il en était de même pour les peintres de vases, et il n'y a aucune témérité à supposer que le justaucorps représenté sur

Pig. 3SS. — SciDB d> TU< d'Andiocidè*.

la figure 36(i et le petit capuchon de forme singulière, dont est coiffée la jeune fille à cheval de la figure 365, reproduisent des formes de vêtements qui existaient dans une époque antérieure aux guerres médiques. Une autre remarque à propos de ces figures : ces amazones ont des boucles d'oreilles, et ce bijou apparaît rarement dans les monuments d'une date postérieure où ces héroïnes sont représentées.

LE COSTUME ROMAIN La to«i..'— La tvkiovi* — Li tétiiiiiit »is rmii.

Ll GOSTOKI iTftOSQOK.

La toge. — La toge eat le ▼ôtémeDt dteândif da ettoyen romsku Quellee qae (àssenl sa classe et sa positioii sodale* il y anît droit al fi était fier de la pœrter. Un étranger ne poavait pas se yétir de la tofe» et quand nn Bi»nain« par le bannissement, avait perdalednntdecifé.il . devait la quitter ; tant qu'il était dtoyeû romain, il la gardait mAme ei( pays étranger. Les esclaves n'avaient pas la toge, parce qnlls n'étaient pas citoyens.

La toge ne se portait pas dans toules lescûrccmstaneésde la ite: v^Me^ ment pacifique, on devait Fabandonner quand on partait à la gnerro; vêtement incommode pour les mouvements, on le quittait à table pbàr mettre la «yniMie, ti les travaillenrs, lorsqulis toient à rouvrage,. ne gardaient que la tunique. Originairement, la toge était en laine; mais, à la un de Tempire, on en fit de diverses étoffes. La couleur naturelle de la laine était primitivement celle de la toge. Mais les pauvres em-^ ployaient une laine sombre et foncée pour éviter les dépenses de blanchissages fréquents {pulla vestis). En revanche, les riches portèrent des toges d*une extrême blancheur, et on employait, pour en augmenter l'éclat, des préparations spéciales. Ceux qui briguaient une charge de* vant le peuple se présentaient couverts d'une toge très-blanche : on les appelait, à cause de cela, candidati (vêtus de blanc) ou candidats. La toge de l'empereur était de pourpre.

La toge vient des Étrusques ; mais la forme et la grandeur de ce vêtement a beaucoup varié, ainsi que la manière de l'ajuster. Dans les temps primitifs, la toge se mettait directement sur la peau et sans tunique. Quelques monuments nous autorisent à penser que la draperie que les peuples de l'Italie ancienne portaient comme vêtement de dessus ressemblait beaucoup au pallium des Grecs. La figure 366 montre cette draperie sur un personnage vu de dos, et dont l'épaule et le bras droit sont nus. Elle est bordée d'une riche broderie et retombe par derrière en plis abondants. Les deux épaules sont couvertes dans

Lt COSTUME ROHAIK. S8»

la figure 967 ; et, ici, le pan de la draperie, au lieu d'être rejeté en arrit>re, passe sur l'épaule gauche et descend en grands plis droits par devant. Pour la manière de porter ce vêtement, nous ne pouvons que renvoyer à ce qui a été dit plus haut à propos de la draperie grecque avec laquelle celle-ci présente une parfaite analogie.

Cette draperie est-elle une togcî 11 est permis d'en douter, puisque la nature des plis semble indiquer une draperie rectangulaire comme

le pallium, tandis que, suivant Denys d'Halîcarnasse, la toge avait la forme d'un demi-cercle. Au reste, quoique la toge soit représentée sur un très-grand nombre de monuments, il y a beaucoup d'incertitude sur l'histoire de ce vêtement. Chez les Étrusques, la toge était fort petite et ne pourrait, dans aucun cas, produire les beauxplis que nous voyons sur les statues de l'époque impériale. Quand on posait la toge sur le dos, on s'arrangeait de façon à donner un peu plus d'étendue au cfité que tenait la main droite qu'à celui qui était pris par la main gauche. Lorsque le vêtement était ainsi posé sur le derrière du cou, de manière que les deux extrémités pendissent verticalement par devant, on relevait le côte droit sous le menton et on le rejetait par-dessus l'épaule gauche; on pouvait avoir ainsi une toge qui enveloppait complètement l'individu comme un manteau. Mais, plus habituellement, on la faisait passer par-dessous l'aisselle droite avant de la rejeter sur l'épaule

gauche, de manière à conserver au bras droit la liberté de ses mouvc-^ments.

C'est exactement le mouvement que nous a montré le personnage représenté sur la figure 366.

Cette petite toge, qui est celle des Étrusques, n apparaît jamais . dans la période impériale: c'est celle qu'on désigne communément sous le nom de toga restricla.

Comment ce vêtement étriqué s'est-il transformé pour devenir l'ample toge des sénateurs romains? Les monuments de l'époque intermédiaire nous font malheureusement défaut sur cette période. Nous savoirs seulement que la toge a été, dès le début, le vêtement national des Romains et n'a jamais cessé de l'être. Sous Auguste, la toge prend un caractère monumental, comme la perruque au temps de Louis XIV;. mais ce vêtement ample et superbe n'est assurément pas commode, car la masse du peuple tend de plus en plus à adopter les costumes importés de l'étranger et la toge, que tous les citoyens continuent à avoir le droit de porter, devient peu à peu, comme la robe de nos magistrats, l'apanage à peu près exclusif de ceux qui briguent ou qui exercent les fonctions publiques. Car il ne faut pas s'y tromper : si les statues qui représentent des Romains sont toujours drapées de la toge, c'est qu'elle est demeurée le costume national; mais elle n'est pas pour cela le costume habituel. Dans les rues de Rome, ceux qui portent la toge sont ceux qui se rendent au Forum ou ceux qui vont rendre visite à quelques personnages puissants; mais ks autres sont bien plus nombreux, et on se ferait une idée très fausse de la population romaine si on la jugeait d'après jcs statues. Pour qu'un pareil vêtement pût être porté à l'habitude, il faudrait supposer un climat où il ne ferait jamais chaud, car la toge devait rendre cette chaleur insupportable; où il ne pleuvrait pas, car ce long vêtement qui traîne jusqu'à terre s'emplirait immédiatement de boue ; où il n'y aurait pas de vent, car si le vent s'engouffrait dans les plis de la toge, il serait impossible d'avancer, etc. Aussi les hommes en toge se faisaient porter en litière quand ils allaient dans un quartier éloigné ; ils se promenaient gravement sous les -portiques, mais ils ne formaient pas, sous l'Empire du moins, les foules qui circulent dans les rues d'une grande ville ou qui en encombrent les places.

II ne s'agit ici que de Fépoque impériale, car il est très-possible que, sous la république, la toge ait été un vêtement habituel. C'est même une chose assez probable, si Ton considère l'orgueil des Rumains et

l'importance qu'ils attachaient au costume national. Mais, sous la repu* blique, la toge n'était pas telle que nous la montrent les statues, qui datent presque toutes de Tépoque impériale. Nous avons vu que, dans l'origine, la toge était un vêtement d'une dimension assez restreinte : elle s'est agrandie peu à peu sans qu'on puisse préciser comment et quand elle a subi ses principales transformations, puisque les monuments font défaut. Aussi, quoique tout le monde connaisse TcfTet que produit la toge sur les statues et la manière dont on l'ajustait, on n'est pas du tout d'accord sur sa coupe et sur la forme qu'elle prenait étant déployée. Les uns y voient un demi-cercle, qui reproduisait à peu près la toge étrusque sur une échelle beaucoup plus grande ; les autres veulent que la toge, étendue à terre, ait eu la forme d'un cercle complet, et, à l'exception [de la forme carrée, que personne ne peut admettre, on ne s'entend aucunement sur le plan qu'il convient de donner à la toge. Les érudits invoquent, à l'appui de leur opinion, des textes qui paraissent souvent spécieux ; mais les artistes dramatiques, qui ont bien aussi une certaine compétence dans la question, puisqu'ils sont obligés de mettre eux-mêmes la toge, sont souvent en désaccord avec -eux. Talma avait sur ce sujet des idées tout à fait personnelles.

Quant à la manière de porter la toge et de lui faire produire les magnifiques effets que nous voyons dans la statuaire, il est bien certain qu'elle présentait quelques complications, puisque les élégants de Rome mettaient un temps infini à en ajuster les plis. Il fallait, en effet, commencer par poser un pan de la toge sur l'épaule gauche, de manière ^u'un tiers environ de la longueur totale retombât par devant jusqu'aux pieds et couvrît entièrement le côté gauche. Le reste de la draperie était ensuite passé derrière le dos et sous le bras droit; alors, en la pliant en deux par le milieu, on couvrait tout le devant du corps •et on rejetait le reste par-dessus l'épaule gauche (ûg. 368), de manière que le pan de la toge retombât par derrière jusqu'aux talons. Cette longueur démesurée des pans de la toge était quelquefois embarrassante et exposait même à des chutes, comme on le voit dans cette phrase de Suétone : « Caïus sortit si brusquement de l'assemblée, qu'en marchant sur un pan de sa robe, il tomba du haut des dégrés. » {Caligula, XXXV.) Aussi il était d'usage de relever la toge avec le bras.

La toge devait être d'un grand effet à la tribune, et les orateurs mettaient le plus grand soin à la porter convenablement : les. plis qu'elle faisait n'étaient pas indifférents, et Quintilien, dans son Institu-

.303 . ' LB VÉTEHBNT. ;

. fion tk FonOeuTt appelle sur ce poiot l'attention de ceux qui venleot parler «d public. « A. l'égard de la robe, dit-il, je veux qu'elle aoil bien taillée et bien arrondie, autrement elle grimacera de tous côiés. Elle doit descendre par devant jusqu'au bas de la jambe. Un grand pli dans le milieu aura fort bonne gr&ce, pourvu qn'il commence un peu au-dessus de l'extrémité de la robe; du moins il ne doit jamais descendre plus bas. Cet autre pli, qui prend par-dessous l'épaule droite, va gagner la gauche et qui traverae la poitrine en manière de baudrier, ne doit être ni assez ^erré pour brider le corps ni assez l&cbe pour s'écbapper. Le pan de robe qui se met ensuite sur le bras gaocbe doit être immédiatement andessous du pli. Il en aura plus de grâce et tiendra mieux. »

Il y avait plusieurs espèces de toges : la toge prétexte, qui élait portée par les enTants libres, ainsi que par les principaux magistrats. Cette toge ne diffère de la toge ordinaire que par une bordure de pourpre que ne représentent pas les statues. Enfin il y avait une toge ornée de broderies que porlaient les consuls dans le triomphe, et qu'on voit apparaître dans les diptyques consulaires de la fin de l'empire. Nous l'avons donnée dans le tome I", figure ù71.

Enfin, les empereurs portaient une ti^e de pourpre nommée trabée.

- Lm loga romaiD)

La tunique. — La tunique des Romains est un vêtement de dessous qui était porté directement sur le corps et que les femmes mettaient aussi bien que les hommes. Primitivement, la tunique était sans manches, comme le chilon des Grecs ; on y mit ensuite des manches courtes qui ne descendaient pas jusqu'aux coudes.

Dans la figure 369, oti nous voyons des boulangers qui pétrissent le pain, celui qui est près de l'âne porte la tunique à manches courtes

LE COSTDHE ItOUAIN. 393

dont nous parlons. Ce costume, qui était celui des artisans, n'apparaît pas fréquemment sur les monuments. Les classes supérieures portaient aussi celle tunique, mais seulement comme vôlcment de dessous. Plus tard, on porla la tunique à manches longues ; mais ce vêtement, qui finit par devenir assez fréquent sous lempire, fut longtemps remarqué comme une marque de mollesse.

La tunique primitive ne devait pas descendre plus basque legcnou; mais lorsqu'on y adapta des manches longues, on la fit descendre jusqu'au milieu de la jambe.

« Autrefois, dit Aulu-Gelle, à Rome et dans tout le Latium, il eût été honteux pour un homme de se servir de ces tuniques dont les manches, descendant jusqu'aux bras, couvrent la main jusqu'aux doigts. Les femmes SPules portaient par décence les vêtements longs et amples, pour dérober aux regards leurs bras et leurs jambes. Les hommes ne perlaient d'abord qu'une simple loge sans tunique; ensuite, ils firent usage de ces tuoiques serrées et courtes qui ne dépassaient pasiesépaules. Plein de respect pour celte simplicité antique, P. Scipion l'Africain , fils de Paul-Émile, homme doué de tous les talents honorables et (le toutes les verlus, reprenait un jour P. Sulpicîus Gallus pour ses mœurs efféminées, et il lui reprochait entre autres choses de porter des tuniques dont les manches descendaient sur les mains. Voici ses propres paroles : « Que dire de celui qui. tous les jours, se « couvre de parfums, s'occupe de sa toilette devant un miroir, qui « s'arrache la barbe, s'épilc les jambes et porte pour vêlement une " robe à longues manches. Doulerez-vous qu'il n'ait fait ce que font Il d'ordinaire les plus infâmes débauchés, n Virgile blâme aussi les tuniques de celte espèce comme ne convenant qu'aux femmes et indigues d'un homme ; « Vos luniques ont des manches longues et vos mitres

i>94 LE VÊTEMENT.

H sont attachées sous le menton par des bandelettes. Enfin, lorsque <( Quintus Ennius appelle les jeunes Carthaginois une jeunesse en <i tunique, ce n'est pas sans Tintention de les flétrir. »

Outre la toge, qui est le costume du citoyen, et la tunique, qui est un vêtement de dessous, nous trouvons des vêtements qui ne figurent presque sur aucun monument, mais qui étaient employés très-fréquemment par les Romains. En voyage, par exemple, on portait la pénule, espèce de manteau sans manches, fermé jusqu'en haut par des points de couture, et qui était pourvu d'un capuchon. Dans son plaidoyer en faveur de Milon, Cicéron dit que son client était vêtu d'une pénule et s'appuie sur ce fait pour prouver qu'il n'a pu attaquer Clodius. En effet, ce vêtement devait être fort incommode pour la liberté des mouvements.

La lacerne, manteau ouvert par devant et fixé sur l'épaule par une xigrafe, était également fort employée. On la mettait quelquefois pardessus la toge, lorsqu'il pleuvait. Ce vêtement était également pourvu d'un capuchon. Les auteurs parlent fréquemment de ces vêtements; mais, sur les monuments, les Romains apparaissent toujours vêtus do la tunique et de la toge.

Le vêtement des femmes. — La tunique servait de vêtement de dessous aux femmes comme aux hommes; mais, au lieu de s'arrêter au-dessus du genou, elle descendait jusqu'aux pieds. Primitivement la tunique était toujours en laine, et ce fut seulement lorsque les relations avec l'Egypte devinrent plus fréquentes qu'on commença à porter des tuniques de lin.

Parmi les vêtements de dessus, le vêtement national était la slole, qui était pour les femmes à peu près ce qu'était la toge pour les hommes.

La stole est une longue robe, quelquefois pourvue de manches, qui se plaçait par-dessus la tunique. Un ample manteau, qui ne laissait pas voir la taille, était ordinairement jeté par-dessus cette robe, en sorte que les dames romaines, lorsqu'elles étaient à la promenade, ctaient à peu près invisibles. La figure elle-même, la seule partie qui fût découverte, était en partie masquée par le voile que les Romaines portaient presque toujours.

La statue d'Agrippîne, que reproduit la figure 370, nous montre le vêtement que porte une dame romaine dans son appartement. Elle est assise et la robe de dessous apparaît dans la partie supérieure du

LE COSTUME ItOUAlN. 205

corps, où l'on voit très-bien la iJispositioD des manches, qui ne descendent pas plus bas que le coude, et du vêlement de dessus, qui entoure les membres inférieurs. Si la femme se levait, elle ajustait

Pig. S'y). — SUtUi) d'Agnppinc

sa draperie d'une autre manière pour en couvrir ses épaules, et la ligure 371 va nous montrer comment on doit s'y prendre. Elle commence par jeter sur son bras gauche un pan du manteau; il passe ensuite sous le bras droit, pour revenir par derrière le corps sur l'épaule gauche, et, en retombant, il recouvrirait la main et tout le bras gauche si, par un- mouvement plein d'élégance, la jeune Tille ne retenait la draperie avec la main droite. Il faut observer que, sous cette draperie, la jeune fille romaine porte une tunique longue qui motive les plis serrés qui recouvrent les jambes, et ceux de l'épaule droite.

Nous allons voir maintenant comment se présente la femme romaine lorsqu'elle a le haut du corps enveloppé dans son vêtement de dessus. Une statue du musée de Naples, la femme de Balbus, représentée sur la figure 372, nous montre une femme romaine avec son manteau lo

«tt LE VÊTEMENT.

[dus ample, h^ba avoir jeté sa draperie autour de son cnrps, .dJ° manière qu'elle redescende presque jusqu'aux ulons, elle a dégagé m main droite avec un mouvement qui rap^ pelle celui de la statue d'Aristide, dont nous avons parlé à propos du costume grec, et que nous avAns repioduit plus haut dans la figure 330. 11 suffit de voir ces deux figures à côté l'une de l'autre pour comprendre que le manteau des dames romaines, qui est quelquerois appelé palla, présente les plus grands rapports avec le pallium des Grecs et devait s'ajuster de la même manière. Quelquefois il est bordé de franges, comme nous le montre la statue de Julie (fig. 373); mais 8a forme générale est exactement la même.

Ce vêtement est celui qu'on voit le plus ordinairement représenté. Voici maintenant (fig. ilh) un cosbime qui est peut-être unique sur les monuments, mais auquel pourtant plusieurs auteurs anciens paraissent faire allusion. Sa longue tunique k manches courtes est recouverte d'un manteau d'une forme particulière qui est d'origine lacédémonienne, c'était primitivement une sorte de sac percé d'un trou par lequel on passait la tète ; plus tard^ on y mit aussi des ouvertures pour les bras. C'était un vêtement de voyage qu'on employait pour se préserver du froid ou de la pluie, et qui élail quelquefois fait avec une peau dont les poils se mettaientà l'extérieur. Les soldats le portaient fréquemment lorsqu'ils allaient en campagne, mais les femmes en usaient bien rarement : toutefois, comme cette statue représente Diane, il n'est pas déplacé sur la déesse de la chasse. Les vêlements des femmes étaient des couleurs les plus variées, surtout sous l'empire, et la foule, qui circulait sous les portiques ou dans les promenades publiques, devait offrir un aspect des plus bigarrés. Tous les auteurs anciens sont d'accord sur ce point. Voici d'abord ce que dit Ovide dans son poëme sur VArt d'aimer :

H Je ne veux point d'étoffes tissées d'or ni de laine trempée deux fois dans la pourpre de Tyr. Lorsque nous possédons tant de belles couleurs

Plg. 311, —

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