II
a ]euDe et tendre d'après l'àme et le corps de la mère, son modèle. Il u e3t encore une considéraiion qui n'échappera à personne et que l'on n ne peut dédaigner les femmes qui délaissent leurs enfants, qui les u éloignent de leur sein et les livrent à des nourrices étrangères, n brisent ou du moins affaiblissent « et relâchent ce lien sympathique « d'esprit et d'amour par lequel Il la nature unit les enfants aux 't parents. A peine l'enfant confié « à des soins étrangers n'esi-il 't plus sous les yeux de sa mère, « l'énergie brûlante du sentiment I' maternel s'aiïaiblit peu à peu, <i s'éteint Insensiblement, Tout le u bruit de cette impatience, de « cette sollicitude de mère fait H silence ; et le souvenir de l'en- II tant abandonné à une nourrice <i s'efface presque aussi vite que « le souvenir de l'enfant qui n'est « plus. De son cfilé, Tenfant porte n son affection, son amour, toute <i sa tendresse sur celle qui le u nourrit, et sa mère ne lui inspire i( ni plus de sentiments ni plus de II regrets que ;i elle l'avait exposé.
Il Ainsi s'altèrent, ainsi s'évanouis- « sent les semences de piété que Il la naiure avait jetées dans le u cœur de l'enfant; et, s'il parait n encore aimer son père et sa « mère, ce n'est plus la nature (I qui parle : il n'obéit qu'à l'esprit de société, qu'à l'opiulon. » {Aulu' Celle, XII, 1.)
Un bas-relief de grande dimension, découvert dans la Troade, nous montre deux femmes, dont l'une est beaucoup plus grande que l'autre et qui Uenneat chacune un petit enfant (ûg. ik2). La tète de ta plus grande étant une restauration moderne, on ne peut rien préjuger d'après sa coiffure; mais le bonnet et les manches longues de l'autre
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