partie supérieure se termme
par une rangée de plumes
droites ou de palmes mais
elle est caractérisée par une
double paire de cornes qui
partant de derrière la tète
se conlourncnt en revenaut
par devant. La manitrc dont
les cornes sont rangées a
la base de la tiare nojs
expliqua comment il faut
comprendre la disposition
des dix cornes de 1 animal
symbolique dont il est "" '" """" "*"'"''
question dans le prophète Daniel. Cette forme de tiare est celle que
portent habituellement les taureaus royaux à face humaine; on la
trouve également Eur une fi^rc ailée d'un bas-relief assyrien provenant du palais de Nimroud.
Le parasol est aussi un emblème de dignité particulier aux rois d'Assyrie ; la figure 1E|5 le montre avec tous ses détails. Il est formé d'uD épais tissu parsemé d'étoiles et d'autres ornements disposés en
bandes. Un grand pan de la mûmeétoffe relombedcrrière le monarque et le couvre de son ombre. Ce parasol, qui n'est tenu par aucune main, semble Qxé au char dans lequel nous trouvons trois personnes : le roi, le conducteur du char et un eunuque. Le roi est roconnaissable à la grande mitre qu'il porie sur la tôte. Le conducteur du char royal.
qui doit être lui-même un trës-grand personnage, est coifTé d'un honnet rond et tient en main les guides. L'eunuque se reconnaît à son visage imberbe et à ses longs cheveux qui reiombeni sur ses épaules, sans former les boudes multiples qu'on voit aux autres personnages. Il est magniGquement vêtu et se lient par derrière.
Eafm, immédiatement après le char, on aperçoit deux autres personnages portant le chasse- mouche. Le chasse-mouche parait avoir eu, dans les monarchies asiatiques, une importance analogue à celle du flabellum dans les monarchies égyptiennes. C'est habituellement un eunuque qui porte le chasse -mouche et est chargé de 1 agiter auprès du roi Notre figure 138 nous a montre le chasse - mouche dans la mam droite d un eunuque qui pre&enle une coupe avec sa main gauch
Une statue (ûg 1I|6) provenantde N mroud 1 anc enne Kalakh, dont le roi Assournaz rpal avait bâti le palais, nous montre un emblème fort curieux, parce qu il semble provcn r d'une in- Huence eg>pt enne Cest une espèce de crosse ou crochet que tient un roi d Assjr e et qui est a peu près semblable aux emblèmes de même nature que nous avons vus précédemment aux ma ns des Pharaons (fg ùl et fi2). Celte crosse éta I une marq de puissance :
le nonument ou elle est riiprésentée est extrêmement aoc e et il n'est pas surprenant de voir ici un emblème eg)pt en Le personnage qui la tient à la main est debout; sa robe est bordée de franges; sa longue barbe et sa chevelure, tressées avec le plus grand soin, forment des boucles en tire-bouchons, d'une régularité parfaite. Mais il ne porte pas la tiare, contrairement à lusage constant des rois d'Assvrio.
1 du UuK^e blitulD que
Les villes assyriennes. — Nous avons vu qu'Oar était la capitale de ranciennd Chaldée : les ruines qui en restent ont permis de déterminer exactement l'emplacement de cette antique cité. « Our, dit M. Maspéro, située sur la rive droite de TEuphrate, non loin de l'ancienne embouchure, fut le grand entrepôt du commerce maritime de ces premiers temps : ses vaisseaux allaient au loin, sur le golfe Persique et jusque dans la mer des Indes. Elle s'élevait au milieu d'une plaine basse, coupée çà et là de collines sablonneuses. Au centre se dresse un temple à trois étages, construit en briques revêtues de bitume; tout autour de la ville règne une ceinture de tombeaux, que les voyageurs ont largement exploités au profit de la science. Sur les deux rives de FEuphrate, entre Our et Sippar, s'échelonnaient Zirgilla, Éridou, Karrak, Kouti, Agané. La plupart de ces villes ont laissé des ruines considérables, qui nous reportent vers une antiquité si reculée, qu'on n'a pas encore réussi à l'évaluer avec certitude. »
Ninive, située sur le bord oriental du Tigre, était la capitale politique de l'ancienne Assyrie, comme Babyionc en était la capitale religieuse. Les récits qu'on a faits sur sa fondation par Assour, ou Nemrod, appartiennent à la mythologie plutôt qu'à l'histoire. Nous n'avons même pas dans les auteurs anciens une description suffisante pour nous donner une idée de cette ville si fameuse. Après la chute du premier empire d'Assyrie, sous le règne de Sardanapale, Ninive fut détruite de fond en comble.
Les fameuses ruines, récemment découvertes sur les rives du
Tigre, datent, en eiïet, du second empire d'Assyrie. Ces ruines se
rapportent à trois groupes distincts : Khorsabad, Koyoundjik etNimroud.
Koyoundjik répond spécialement à Ninive, mais Khorsabad est d'une
construction plus ancienne.
Le palais et la ville, découverts près de Khorsabad, avaient été élevés pour remplacer Ninive qui n'existait plus. Sargon lui-môme, le fondateur de cette ville, nous l'apprend dans une inscription traduite par M. Oppert : « Au pied des monts Mousri, pour remplacer Ninive, je fis, d'après la volonté divine et le désir de mon cœur, une ville que j'appelai Hisir-Sargon. Je l'ai construite pour qu'elle ressemble à Ninive, et les dieux qui régnent dans la Mésopotamie ont béni les murailles superbes et les rues splendides de cette ville. Pour y appeler les habitants, pour en inaugurer le temple et le palais où règne sa majesté , j'ai choisi le nom, jai tracé l'enceinte, et lai tracée d'après mon propr:^ nom »
17i L'ASIE.
Sennachérib, fils de Sargon, rebâtit une ville sur l'emplacement de lanclenne Ninive et en refit la capitale de l'Assyrie. « J'ai relevé, dit-il dans une inscription, tous les édifices de Ninive, ma royale cité... J'ai reconstruit ses rues anciennes, j'ai élargi les plus étroites, j'ai fait de la ville entière une cité resplendissante comme le soleil. » En môme temps quïl relevait la ville, Sennachérib construisait un vaste palais, dont les ruines portent aujourd'hui le nom de Koyoundjik et ont été fouillées par Layard. Les sculptures qui en ont été tirées sont aujourd'hui au musée de Londres. Une singulière inscription, trouvée^ dans les ruines du palais, pourrait presque passer pour une prédiction : « Ce palais vieillira et tombera en ruines dans la suite des jours. Que mon successeur relève les ruines, qu'ilrétablisse les lignes qui contiennent l'écriture de mon nom. Qu'il restaure les peintures, qu'il nettoie les bas-reliefs et qu'il les remette en place! Alors Assour et Issar écouteront sa prière. Mais celui qui altérerait mon écriture et mon nom, qu' Assour, le grand dieu, le père des dieux, le traite en rebelle, qu'il lui enlève son sceptre et son trône, qu'il brise son glaive. »
A quelques lieues de Ninive, les ruines de Nimroud marquent l'emplacement de l'antique Kalahh, ville qui fut bâtie par Assournazirpal et embellie par ses successeurs. « Palais sur palais s'élevèrent sur la riche plate-forme qui soutenait la ville, chacun richement orné de bois taillé, d'or, de peinture, de sculpture et d'émail, chacun rivalisant de splendeur avec les premiers construits ; des lions de pierre, des sphinx, des obélisques, des sanctuaires, des tours sacrées, embellissaient la scène et en rompaient la monotonie par leur diversité. La haute pyramide à degrés, attachée au temple d'Adar, dominait tout et ralliait autour d'elle cet amas de palais et d'édifices. Le Tigre, qui baignait à l'ouest le pied de la plate-forme, reflétait la ville dans ses eaux et, doublant la hauteur apparente des édifices, dissimulait un peu l'écrasement des masses, qui est le point faible de Tarchitecture assyrienne. Quand le soleil couchant plaquait sur cette vue ces teintes éclatantes qu'on ne voit qu'au ciel d'Orient, Kalakh devait sembler comme une vision du pays des fées au voyageur qui l'apercevait pour la première fois * . »
La fondation de Babylone se rapporte à une période mythologique et l'on ne sait rien de positif sur l'histoire primitive de cette ville célèbre.