‹ La Vie privée des anciens v. 4 1883 (volume 4)Chapitre 23 sur 54 · LA SYRIE ET LA PHÉNICIE · texte numérisé non relu

LA SYRIE ET LA PHÉNICIE

Aperçu GéoGRAPHiQOE. — ^ La Syrie propre. La Phénicie. - Les monuments funèbres.— Les villes phéniciennes.

L'île de Chypre.

Aperçu géographique. — La Syrie est une contrée de l'Asie, située au nord de la Palestine et de l'Arabie; elle s'étend entre TEuphrate et la mer Méditerranée. On peut difficilement fixer les divisions politiques de cette contrée parce qu'elles ont beaucoup varié; néanmoins, on y distingue aisément deux parties inégales qui sont la Syrie propre et la Phénicie. Celle-ci n'est qu'une langue de terre prolongée le long des côtes méridionales et limitrophe de la Palestine.

La Syrie est coupée par deux chaînes de montagnes parallèles, le Liban et l'anti-Liban : la contrée comprise entre ces deux chaînes était connue sous le nom de Syrie creuse. Un seul fleuve, TOronte, coule en Syrie, mais le pays est en outre arrosé par un nombre considérable de petites rivières (Gg. 188).

La Syrie portait chez les Hébreux le nom d'Aram. Dans l'origine, elle était gouvernée par ses propres lois, mais la richesse du pays attira la convoitise des nations voisines et la Syrie passa successivement sous la domination des Assyriens, des Perses, des Macédoniens et des Romains. L'époque la plus brillante de son histoire est celle où les princes qui se partagèrent l'empire d'Alexandre la gouvernèrent sous le nom de Séleucides : Séleucus Nicator fut le fondateur de cette dynastie. Le royaume de Syrie comprenait alors la presque totalité des provinces qui avaient été conquises en Asie par Alexandre.

La haute antiquité a laissé bien peu de traces en Syrie, et, à parties tombeaux phéniciens qui ne brillent généralement pas par le côté décoratif, tous les monuments qu'on trouve dans la contrée appartiennent à l'époque romaine. « En général, dit M. Renan, la lutte du citadin et du nomade (du Syrien et du Phénicien, d'une part, de l'Arabe de l'autre) est la clef de toute l'histoire de Syrie. Sous les Romains, le nomade est dompté; Palmyre, le Hauran arrivent à une civilisation complète; la Syrie cultivée est double en surface de ce qu'elle est aujourd'hui; les routes sont entretenues et sûres. Avec le triomphe de

l'Islam, commence la barbarie. La barbarie en ce pays est toujours 1o triomphe du Bédouin, de l'homme qui a peu de besoins, qui n'estime pas l'industrie, qui se passe de véhicules. »

Fig. 1B8. — La njiie, U FbÙD

le, 1 Ilo de tlijpre.

La Syrie ancienne comprend la S)ric propre el la Phônicie. Mais nous joindrons à ce chapitre la description de l'ilc de Chypre, dont la population est d'origine phénicienne et dont toutes les traditions se rattachent à la mt^me conlrce.

La SïfliB PROPRE. — L'Euphratc, qui si^parait la Syrie de la Mésopotamie, arrosait quelques villen syriennes. Parmi ces villes, il faut citer Samosate, la patrie de Lucien, Zeugma et Thupsaque, où était un grand pont sur le fleuve : c'ctail le passage le plus fri:quenté pour se rendre en Mésopotamie. En se rapprochant de la mer Méditerranée,

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