L'ÉPI
- L'Épire (Gg. 395], située entre la Thessalie et la mer
Fig. aSS. — Carlo da TËpî
Adriatique, était regardée par les Grecs comme unu contrée à peu près barbare. Le premier de ses rois fut, dit-on, Pyrrhus ou Néoplolème, fils d'Achille. Trois siècles avant Jésus-Christ, un autre Pyrrhus,
qui avait servi dans l'armée d'Antigone, lieutenant d'Alexandre, fonda en Épire une monarcbie puissante qui tint victorieusemeat tête aux Romains, mais se désoi^anisa au bout de peu de temps. Ce prince (llg. 396 et 397), choisit pour capitale ^mbrocis, ville déjà ancienne et qui devint à cette époque très florissante. Le point le plus intéressant de lÉpire était l'antique cité de Dodone, située uêjâiiie. dePirrhii..' près dc l'endroit où est aujour-
d'hui Janina. En ce lieu on trouvait le fameuiL sanctuaire de Jupiter, dont l'oracle était regardé comme le plus ancien de la Grèce. Dans les temps primitifs, les chênes de la forél de Dodone rendaient des oracles, et le màt du navire Argo, construit avec leur bois, prédisait l'avenir aux Argonautes. Les images de Jupiter Dodonéen sont couronnées de feuilles de chêne (fig. 398).
L'emplacement de Dodone a été retrouvé, il y a peu de temps, et les fouilles exécutées dans l'enceinte sacrée ont mis à découvert une foule de petits ^'- ■*■ objets en bronze, dont le public a pu déjà apprécier "^^ la valeur archéologique , au musée rétrospectif de l'Exposition de 1878,
L'AcAn;
- L'Acarnanie est ii
contrée située au sud de l'Épire; elle est séparée derElolieparledeuve Acliéloïis, que la mythologie a personiiiriû et qui s'est rendu célèbre par sa lutte avec Hercule, auquel il disputait la main de Déiauire(rig. 399). Ou y trouvait plusieurs villes importantes, et
•ï. 3'..o — cumbuiaiietcuieoiirAdit'iou!.. Ics ruiues qui en sub-
sistent justifient le ca-
belliqueux qu'on attribue aux habitants de ce pavs.