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<3i3ieot arrivées à un haut degré de prospérité. Au temps le plust' de leur civilisation, la contrée dans laquelle nous allons enU*
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était restée dans un état à demi sauvage, qui est d'aatant plus ïmportaat à noter que plus au uord on rencontrait l'Étrurie qui pouvait sous bien des rapports rivaliser avec les opulentes cités de l'Italie méridionale. Le Tibre forme une délimitation très-nette entre l'Étniris et le Laiium : ce dernier pays, rebelle à riodustrie avait coo$ervé les vieux usages pélasgiques.
<i S'il y a, dit Noël des Vergers [VÉtrvrie et les Étrusques) une vérité
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évidente pour l'observateur qui a visité tour à tour les contrées placées à l'orient et à l'occident du Tibre, c'est que ce fleuve a séparé deux peuples, dont les traces, empreintes sur le sol en caractères indélébiles, ne sauraient être confondues. Ainsi, dans les montagnes des Voisques et des Herniqucs, chez les Marscs et les Èques, on est frappé de ce caractère des constructions en polygones irréguliers, qu'on a appelées cyclopéennes ou pélasgiques, et dont PaUstrina, Cosa, Iforba, Segni, Alatri, Férentino, offrent les spécimens les plus complets. — Sur la rive occidentale du Tibre, les villes se trouvent également protégées
par une enceinte; mais les procédés de construction y ont été tout différents; les assises formées de parallélipipëdes se succèdent dans un ordre parfait. La jointure des pierres est telle qu^il faut une grande attention pour la découvrir. — Sur quelques points seulement les deux styles d'architecture se confondent, et nous trouvons, sur la rive occidentale du fleuve, la construction polygonale du pays des Marses ou des Herniques dans ce qu'elle a de plus parfait. »
La figure 620 représente un type bien curieux des vieilles constructions cyclopéennes, dont le Latium va nous offrir de nombreux exemples et qui sont les restes de Tltalie pélasgique. Mais il est assez remarquable que cette contrée qui va absorber tout le monde antique, n'ait pas laissé d'autres monuments que des enceintes fortifiées ou des acropoles. On n'y rencontre ni temples, comme l'Italie grecque nous en a conservé de si beaux exemples, ni des tombeaux enrichis de peintures <ti de sculptures, comme TÉtrurie en est couverte. L'Italie centrale cependant ne manque pas de monuments, puisqu'elle renferme Rome et ses environs. Mais ces monuments sont tous d'une époque relativement récente, et dans tous les cas postérieurs à l'invasion de l'influence grecque en Italie. De l'ancien Latium, du Latium antérieur aux importations de rÉtrurie et de la Grèce, il n'est absolument rien resté en dehors des constructions militaires, qui sont comme le cachet distinctif de la population primitive.
Le Samnium. — Cette contrée qui s'étendait entre la mer Adriatique, le Latium et la Gampanie, renfermait la population la plus belliqueuse et la moins civilisée de l'Italie centrale. G'est ull pays hérissé de montagnes qui y forment de nombreux défilés, où pendant 70 ans les Samnites défendirent leur indépendance avec un indomptable courage. Généralement pauvre et assez mal cultivé, le Samnium renfermait peu de villes florissantes. Il faut citer parmi les plus remarquables Beiieventum (Bénévent), dont l'ancien nom était ifafeventum. C'était une ville fort ancienne, qu'on disait fondée par Diomède; elle a gardé de l'époque impériale quelques monuments intéressants, entre autres l'arc de triomphe érigé à Trajan, qui est un des édifices de ce genre les mieux conservés.
Le Latium. — Le Latium, situé à peu près au centre de l'Italie, se divisait en vieux Latium qui comprenait la partie occupée par la race latine, antérieurement h la fondation de Rome, et en nouveau Lalium,
organisé en province par les Romains. La jdiy^oiiomie de ce pays a lU se modifier du tout au tout par suite des agrandissements successils de Rome, sous l'Empire; les environs de la capitale étaient couverts de superbes villas et de elles florissantes. Toutes les petites nations avec lesquelles Rome à ses débuts avait eu tant à lutter. les Sabins. les Èques,
les Voisques, les Herniques, les Rutules, n'existaient plus qu'à l'état de souvenirs (fig. 621).
Les Sabins étaient un peuple d'agncuKeurs, menant une vie simple et frugale, irès-robustes et excellents soldats, mais nullement portés vers les ralDnements de la civilisation. Aussi ils avaient peu de villes célèbres: nous citerons seulement Cures, dont Tatius fut roi, et qui donna aussi le jour au législateur de Rome, NumaPompilius. Cette ville n'a pas laissé de ruines, non plus que lîéale qui prit par la suite beaucoup plus d'importance et devint la ville principale du pays des Sabios.
Au sud des Sabins étaient les Èques, peuple qui fut longtemps l'ennemi des Romains; nous signalerons Sufeiagiteum (Subiaco), sur les bords de l'Anio, et Alba Fucenlh, prés du lac Fucin que les anciens ont essayé plusieurs fois de faire écouler dans le Tibre pour éviter les inondations causées par ses crues subites. Sous l'empereur Claude, on a employé