‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 111 sur 300 · DIVISION DU TRAVAIL INDUSTRIEL · texte numérisé non relu

DIVISION DU TRAVAIL INDUSTRIEL

« Dans les petites villes, ce sont les mêmes individus qui fonf lit, porte, charrue, table, et qui même bâtissent les maisons; heureux quand ces métiers donnent de quoi manger à qui les exerce! Or il est impossible qu'un homme qui fait tant de métiers les fasse bien tous. Dans les grandes villes, au contraire, où une foule de gens ont besoin des mêmes objets, un seul métier nourrit son homme ; quelquefois même il n'exerce pas tout son métier : l'un fait des chaussures d'hommes, l'autre des chaussures de femmes ; l'un vit seulement de la couture des souliers, l'autre de la coupe du cuir; l'un taille les tuniques (j^tTwvaç), l'autre se contente d'en assembler les parties. Nécessairement un homme dont le travail est borné à un ouvrage restreint doit y exceller. »

(Xénophon, Cyropédie, Vlll, 2-5; trad. Talbot.)

196 LECTURES HISTORIQUES SUR LA fiRÊCE.

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