‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 133 sur 300 · SOCIETES DE SÉCODRS MUTUEL · texte numérisé non relu

SOCIETES DE SÉCODRS MUTUEL

Ces sociétés, par leur organisation philanthropique comme par leur caractère religieux, font penser à plus d'une institution qu'on eût pu croire exclusivement moderne. Chaque association possédait une caisse commune avec deux sources de revenus : d'abord les dons volontaires, ensuite la contributioiupayée par

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les associés et appelée epavoç. Quiconque refusait de payer cette cotisation était exclu, à moins qu'il ne lïit excusé par son état d'indigence ou de maladie. Les sociétaires ou éranistes célébraient en commun certaines fêtes» se réunissaient pour des sacrifices et pour des banquets ; en même temps, ils se soutenaient nmtuelloment dans le besoin. Le sociétaire qui subissait des revers de fortune recevait des secours de ses confrères*, à charge de remboursement quand les chances lui redeviendraient favorables. Les sociétés s'assemblaient pour délibérer, et prenaient des résolutions qui étaient inscrites sur des stèles placées dans le sanctuaire : c'étaient les archives de l'ordre. Les femmes étaient admises à ces réunions.

Les assemblées étaient secrètes; nul étranger n'y avait accès. L'ordre le plus parfait devait y régner; le règlement interdit tout tumulte, et condamne le membre récalcitrant à l'amende et à des peines corporelles. A la tête de la isociété se trouvaient un certain nombre de dignitaires, la plupart désignés par le sort. Lcis principaux étaient: un président général, un archéraniste, surveillant l'administration financière, un secrétaire, des trésoriers, des syndics, des commissaires, des sacrificateurs, un héraut, une prêtresse dirigeant la section féminine de la communauté.

Quand ces dignitaires sortaient de charge, après avoir bien rempli leur fonction, ils trouvaient leur récompense dans les honneurs que leur décernait la confrérie reconnaissante.

Ces sociétés prenaient presque toujours les noms des dieux qu'elles vénéraient.

(Weschcr, Revue archéol.y nouv. série, tome X, pp. 460-461.)

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