‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 136 sur 300 · COMBATS DE COQS · texte numérisé non relu

COMBATS DE COQS

Les Grecs étaient passionnés pour ce genre de divertissement. Les jeunes gens, les hommes de tout âge élevaient et exerçaient des coqs pour le combat. Ceux de Tanagra et de Rhodes, qui passaient pour les plus belliqueux, étaient particulièrement estimés, et après eux, ceux de Mélos et de Chalcis. On leur faisait manger de l'ail et des oignons, afin de rendre leur ardeur plus grande. Au moment de la lutte, on mettait les coqs en face l'un de l'autre sur une sorte de table ou de plate-forme à rebords élevés, et on armait leur ergot d'un éperon de bronze. A Athènes,

une loi ordonnait que chaque année un combat de coqs eût lieu dans le théâtre; les jeunes gens étaient tenus d'assister à ce spectacle, pour apprendre comment on lutte jusqu'à la dernière extrémité. Le coq avec une palme, que l'on voit sur des tétradrachmes d'Athènes, est un souvenir de cette institution. On remarque un semblable symbole sur les monnaies de beaucoup d'autres villes, telles que Dardanos de Troade, Carystos d'Eubée, Antioche de Pisidie, Clazomène, Calatia, Calés, Naples. Quelquefois c'étaient des cailles que l'on faisait lutter ; les Grecs, en effet, avaient un goût au moins aussi vif pour ces oiseaux,' dont l'ardeur belliqueuse ne le cède en rien à celle des coqs. Il y avait des hommes dont la profession était de prendre, de nourrir, et de dresser des cailles de combat. On faisait aussi combattre des perdrix. Le prix était, soit l'oiseau vaincu, soit de l'argent ; les enjeux étaient souvent considérables et même Tuineux pour le perdant.

(Saglio, Dict, des antiquités, t. 1, pp. 180-184.)

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