‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 143 sur 300 · LES VOYAGES · texte numérisé non relu

LES VOYAGES

Les Grecs voyageaient surtout par mer. Dans l'intérieur des terres, les routes étaient en très petit nombre ; il n'y avait guère que des chemins à peine frayés. On rencontre pourtant des traces de routes dans les contrées basses et marécageuses ; elles étaient alors sous forme de jetées ou de digues; on en signale une notamment dans la Béotie, qui a 6'",60 de largeur. Entre Athènes et Eleusis il existait une route bien entretenue, qui servait aux processions. Autour des grands sanctuaires internationaux, comme celui d'Olympie, se développait un véritable réseau de voies sacrées par où arrivaient les pèlerins; on y creusait des ornières pour les roues des voitures. Beaucoup de rivières étant à sec pendant l'été, les ponts étaient moins utiles qu'ailleurs. La plupart étaient en bois; quelques-uns, mais assez rares, étaient en pierre.

On allait généralement à pied ou à cheval. Parfois on usait

de véhicules, comme moyen de transport. Ceux-ci étaient tantôt des cabriolets à deux roues, dont l'essieu supportait une caisse fermée de trois côtés, tantôt des voitures à quatre roues, plus larges et capables de recevoir des bagages avec les personnes.

Il y avait en Grèce des auberges ; mais on n y trouvait pas toujours de quoi manger, et il était prudent d'avoir des pro-

Ghariot grec.

visions avec soi. Aussi était-ce une précaution qu'on ne négligeait guère. Quand on arrivait dans une ville, on descendait le plus souvent chez quelque ami. L'hospitalité était considérée comme un devoir, et tout homme riche ou aisé avait dans sa maison des chambres pour ses hôtes. Si on ne connaissait personne, on passait volontiers la nuit à la belle étoile, sous un portique; en Orient, l'inconvénient n'était pas grave.

On voyageait à très bon compte, du moins par mer. Au iv« siècle, on allait d'Égine au Pirée (environ 6 lieues) pour deux oboles (0 fr. 52), et d'Egypte « avec sa femme, ses

enfants et ses bagages » (200 lieues), pour deux drachmes, (moins de 2 francs).

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