‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 201 sur 300 · l ASSEMBLEE POPULAIRE A SPARTE · texte numérisé non relu

l ASSEMBLEE POPULAIRE A SPARTE

L'Assemblée du peuple, oîi e'taient admis les citoyens âges de trente ans, était loin d'avoir la même importance qu'à Athènes.' Elle ne se réunissait qu'une fois par mois, à moins qu'il n'y eût urgence à la convoquer dans l'intervalle. On y restait debout; ce qui prouve que les discussions n'étaient pas longues. Aucun particulier n'avait lé droit d'y faire une proposition; on ne délibérait que par les motions présentées par le sénat, et le sénat luimême n'apportait que des projets émanés de l'initiative des éphores. Primitivement, les simples citoyens ne pouvaient pas prendre la parole; ils se bornaient à écouter les discours des sénateurs et des magistrats; et l'Assemblée acceptait ou rejetait la loi en discussion, sans avoir la faculté de l'amender. On votait par cris, comme dans les élections» Au iv® siècle, il semble bien que chacun des assistants fût autorisé à parler et que le peuple fût libre de modifier à sa guise la proposition dont il était saisi ; mais dans ce cas les sénateurs avaient la ressource de la retirer avant le vote final, et par là d'empêcher toute décision d'intervenir.

On voit combien l'Assemblée Spartiate différait de l'Assemblée athénienne. En principe, elle était souveraine, comme l'autre, et toutes les questions importantes lui étaient soumises; mais ce n'était pas elle qui gouvernait ; elle n'avait guère, en matière de législation, qu'un droit de sanction, et, en matière de gouvernement, qu'un droit de contrôle.

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