LES PEINES
1" Peine de mort, — Le plus souvent, on avait recours au poison (la ciguë). On lapidait aussi, mais très rarement, les condamnés politiques. Le gibet, la corde, la bastonnade, étaient réservés aux malfaiteurs de bas étage, tels que les esclaves, les bandits, et les voleurs de profession.
2° Bannissement. — Il était perpétuel, et entraînait la confiscation. Si le banni ne partait pas, ou s'il rentrait dans le pays, il était mis à mort.
3*^ Àtimie, — Elle était générale ou partielle. Dans le premier cas, elle privait le citoyen de tous ses droits civils et politiques, même de ses biens ; dans le second, elle ne lui enlevait que tel ou tel de ses droits.
4" Emprisonnement. — La détention n'était guère usitée que pour empêcher un accusé de fuir avant le jugement, ou pour obliger un débiteur en prison k payer. On condamnait aussi à la peine de la prison, mais moins fréquemment que chez nous.
5^ Vente comme esclave. — L'étranger qui épousait frauduleusement une Athénienne, le métèque qui se faisait passer pour citoyen, l'affranchi qui avait des torts graves envers son patron, pouvaient être vendus comme esclaves. On pouvait vendre également le citoyen qui, racheté de captivité, refusait de rembourser sa rançon à son libérateur.
6° Confiscation. — C'était une des peines dont on abusait le plus. Les biens confisqués étant dévolus à l'Etat, il y avait là une source abondante de revenus pour le Trésor.
1^ Amende. — Elle atteignait parfois un chiffre très élevé, quand la loi laissait aux juges le soin d'en fixer le taux. Si, après un certain délai, on ne la payait pas, elle était doublée; de plus on était inscrit parmi les débiteurs de l'Etat, et à ce titre, frappé d'atimie, incarcéré même jusqu'à ce qu'on se fût libéré.
(D'après Thonissen, le Droit pénal de la République athénienne, liv. II, ch. I.)