LES PROCÈS POLITIQUES
Quiconque, à Athènes, avait une parcelle quelconque d'autorité politique était responsable de ses actes, et on pouvait lui en demander compte devant les tribunaux. Ce principe n'était pas seulement vrai des fonctionnaires qui avaient eu à manier les deniers de l'État, des stratèges qui avaient eu à conduire quelque expédition au dehors, ou des archontes préposés à l'administration de la justice. La même règle s'appliquait aux simples particuliers qui faisaient une motion au peuple ou au Sénat. Toute proposition de loi devait être présentée par un individu, qui en était considéré comme le seul auteur, même après qu'elle avait été approuvée par le conseil des Cinq-Cents et adoptée par le peuple. Si l'on s'apercevait après coup que la loi était entachée d'un vice de forme ou contraire à l'intérêt public, chacun était libre d'intenter un procès à l'orateur qui l'avait soutenue. En cas de condamnation, la loi était annulée, et l'orateur payait une amende, parfois énorme. C'est là ce qu'on apnelait la yp*?^
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Trapavc^uLCDv, ou action d'illégalité. Elle donna lieu à une multitude de procès politiques, qui transportaient devant les liéliastes , les luttes et les passions de l'Assemblée. On connaît un personnage, Aristophon d'Azénia, qui subit soixante-quinze accusations de ce genre, et qui d'ailleurs fut toujours acquitté.