‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 251 sur 300 · BATAILLE DE MARATHON · texte numérisé non relu

BATAILLE DE MARATHON

Quand l'armée athénienne fut rangée en bataille, ses lignes s'étendirent autant que les lignes médiques; le centre se trouva formé d'un petit nombre de files; c'était le côté faible de Tarmée; mais les ailes présentaient des ailes formidables.

Los positions prises, les auspices se montrèrent favorables, et les Athéniens, dès [qu'on leur en donna le signal, s'élancèrent à la course sur les Barbares. U n'y avait pas moins de huit stades (l kil. 1/2) entre les deux armées. Les Perses, voyant leurs adversaires charger à la course, attendirent le choc. A leur petit nombre, à cette manière d'attaquer en courant, ils les jugèrent atteints d'une folie qui allait en un clin d'oeil les perdre, d'autant plus qu'ils n'avaient ni cavalerie ni archers : voilà ce que crurent les Barbtires. Les Athéniens engagèrent la mêlée et combattirent avec une bravoure digne de mémoire. En ellet, les premiers des Grecs à ma connaissance, ils tombèrent à lu course sur des ennemis; les premiers aussi, ils envisagèrent sans trouble le costume médique et les hommes qui le portaient Jusque-là, parmi les Grecs, le nom seul des Mèdes inspirait l'edroi.

La bataille de Marathon dura longtemps. Au centre, les Barbares l'emportèrent. Le leur était composé des Perses et des Saccs; sur ce point, ils furent vainqueurs; ils rompirent les Atliéniens et les poursuivirent dans les terres. Mais, aux deux ailes, Athéniens et Platéens eurent le dessus; ils mirent en déroute les corps qui leur étaient opposés ; puis, s'étant réunis, ils se tournèrent contre ceux qui avaient enfoncé leur centre. La victoire des Athéniens fut complète ; ils serrèrent de près les fuyards, les taillèrent en pièces, et les poussèrent jusqu'à la mer....

Les Barbares perdirent 6400 liommes; les Athéniens 192. (Hérodote, VI, 111-113 et 117; trad. Giguet.)

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