l'équipage
11 y avait sur chaque trière 474 rameurs et une vingtaine de matelots pour la mature et les voiles. Les uns et les autres se recrutaient généralement parmi les métèques et les citoyens les plus pauvres.
Les premiers dépendaient d'un officier appelé le kéleuste. Celui-ci avait pour fonction principale de commander la manœuvre, avec l'aide d'un joueur de flûte <\m marquait la cadence; il faisait en outre distribuer à ses hommes leurs vi\Tes et veillait
1. Le 8tolo8 s'élevait verticalement au-dessus de l'éperon, on s'appuyant sur l'avant de la trière ; il avait la forme bombée. ^ j
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au maintien de la discipline. Quant aux matelots, ils étaient probablement « sous les ordres de quartiers-maîtres dont nous ne connaissons pas les noms ».
Le capitaine du navire était le triérarque. Il avait un second, le xuSspvT^TTjç, à qui il abandonnait toute la partie technique de SCS attributions, d'autant plus qu*il n'était pas toujours luimême compétent. L'importance du rôle assigné à ce second se voit dans un texte de Démosthène : « L'erreur d'un matelot ne cause qu'un faible dommage; mais si le xu6epvi^TT^ç se trompe, il entraîne tous ceux qui montent le vaisseau dans une perte commune. » Le proreus, « assis ou debout à la proue, portait ses regards en avant, au-dessous et autour de lui, siurveillait ' l'arrivée des grains, tâchait de découvrir les écueils, faisait jeter la sonde quand il craignait de ne pas trouver assez de fond, communiquait avec le xuêspvT^TTiç par des cris ou par des signaux, et lui donnait tous les renseignements nécessaires pour diriger le navire en connaissance de cause.... C'est aussi par son intermédiaire que les ordres du second étaient transmis au reste de l'équipage. » (Gartault, p. 254-252). Le pentéœntarque assistait le capitaine dans l'administration proprement dite de latrière.
Enfin l'usage était d'embarquer un certain nombre d'hoplites, une dizaine environ, a qui pussent, dans un abordage, se mesurer avec l'ennemi, ou l'écarter en lui lançant des traits, ou même, à l'occasion, descendre à terre pour brûler et dévaster ». (Gartault, p. 256) ; c'étaient les gTctêaTai.
L'équipage d'une trière comptait, en somme, avec les officiers, un peu plus de 200 hommes.