‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 42 sur 300 · ENSEIGNEMENT OFFICIEL À TÉOS ET AILLEURS · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT OFFICIEL À TÉOS ET AILLEURS

Une inscription de Téos nous apprend qu'au iii« siècle av. J.-C. il existait dans cette ville des professeurs officiels. Un individu, nommé Polythrous, fait don à ses concitoyens de

54 000 drachmes pour subvenir aux frais de rinstruction de tous les enfants libres, garçons et filles. L'intérêt de cette somme servira à entretenir d'abord trois professeurs de littérature, désignés annuellement par l'Assemblée du peuple. Le premier, celui du degré supérieur, recevra par an 600 drachmes ; celui du second degré, 550; celui du troisième, 500. Viennent ensuite deux maîtres de gymnastique, avec vtn traitement de 500 drachmes, un maître de musique, payé 700 drachmes, enfin un maître d'armes, et un professeur de tir à l'arc et au javelot, touchant l'un 300 drachmes, l'autre 250. L'inscription ne dit pas si les maîtres avaient droit en outre à une rétribution de leurs élèves. Ceux-ci se divisaient en trois classes, d'après leur âge.

Cet exemple n'est pas unique en Grèce. Il y a trace d'un enseignement public à Delphes au ii« siècle av. J.-C.,et dans les villes de l'Italie méridionale pour une époque bien antérieure.

(Dittenberger, Sylloge imcriptionum Grœcarum, 349; Girard, r Éducation athénienne y p. 20.)

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