‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 60 sur 300 · LA V!E PRIVÉE · texte numérisé non relu

LA V!E PRIVÉE

puycr contre un mur ou la placer sur un socle. Le xàooç était une variété de l'amphore. L'hydrie était une sorte de cruche, ayant sur la panse une troisième anse, qui permettait de plonger le vase dans l'eau et de le soulever ensuite pour le mettre sur la tête. Le xoiOtov était usité en voyage, notamment parles soldats en campagne; c'était une bouteille à goulot étroit, à anses, «t à panse assez forte; elle était faite d'une argile spéciale, qui débarrassait l'eau de ses impuretés. Tel était aussi le pojxêuXioç; le liquide en sortait goutte à goutte, avec un certain glouglou. Los lécythes étaient des vases à pied de forme allongée, munis d'une anse et destinés à recevoir des parfums. L'àXàêaffTpov était un petit flacon cylindrique, un peu rétréci vers le collet et pourvu de deux oreillons où se trouvait parfois une ouverture ; on le suspendait au moyen d'un fil passé dans ces trous. Ce vase était destiné à renfermer des parfums et des essences. — Les ustensiles à mélanges, usités dans les repas et dans les libations, portaient le nom général de cratère. Le cratère avait une grande panse, un large orifice, deux anses sur les côtés et un pied propre à lui donner une assiette solide; la forme d'ailleurs a beaucoup varié *. — On distinguait parmi les vases a verser: l'aryballe, élargi dans le bas et rétréci au collet, dit Athénée, comme une bourse dont les cordons sont serrés; Yœnochoéy le chou^, le prochous, qui offraient quelque analogie avec nos brocs; le cotyle, qui était usité comme mesure de capacité, mais qui était aussi un vase de libations et qui servait, dans les repas, a boire le vin pur ; le kyathosj espèce de tasse à

1. Les Grecs n'avaient pas l'habitude de boire le vin pur. Avant le banquet, les serviteurs faisaient le mélange du Vin et de l'eau dans les cratères, selon des proportions variables et déterminées d'avance. Ensuite le cratère était placé sur la table, et chaque convive, ou l'esclave échanson, y puisait à volonté. (Pottier, Dict.^ p. 1553.) — Les cratères d'or, d'argent et de bronze fleuraient en grand nombre parmi les olîrandes religieuses. On s en servait aussi pour la décoration des jardins ; ils liaient alors en marbre.

Cratère.

long manche, qui permettait de puiser dans un autre vase, sans plonger ses doigts dans le liquide. — Quant aux vases à boire, c'étaient la 910X7), écuelle plate, sans anses et sans pied, au fond un peu bombé; la xuXiÇ, coupe à deux anses portée sur un pied très gracieux ; le axucpoç, grande tasse a deux anses, à fond tantôt plat, tantôt pointu; le xàvôapoç, coupe à grandes anses et à pied élevé; le xap;^T^<ytov, coupe oblongue, légèrement renflée au milieu de la panse et garnie d-anses qui descendaient jusqu'au bas; enfin le Jiutov ou xèpaç, qui était en forme de corne. — Pour la batterie de cuisine, il n'en reste, sauf quelques plats, presque aucun vestige. La 5^uTpa était une marmite à deux anses où l'on faisait cuire les légumes et la viande. Parfois elle avait trois pieds; raais d'ordinaire on la plaçait sur un trépied. Le Xé^Tiç, généralement d'airain, était à peu près semblable. Nos musées possèdent des exemplaires de plats; ils sont tous d'un travail massif; les poissons que représentent leurs peintures indiquent assez leur usage; de là le nom d'i;(ôuat qu'on leur donnait*. — Le calathos était une corbeille faite de jonc ou d'osier entrelacé, assez étroite a la base, s'évasant graduellement; on y mettait la laine destinée aux ouvrages de tapisserie et de broderie. On pouvait y mettre aussi des fleurs, des fruits, des épis, les produits de la moisson ou de la vendange. Pendant les re-

Page 1