‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 61 sur 300 · On peut y ajouter la broche (ôSeXo · texte numérisé non relu

On peut y ajouter la broche (ôSeXo

e^auffTYJp). le couteau (liiàxaipa)-

Kyallws.

Cantharos.

la fourchette à pot (xpsaYpa,

pas, le pain et la pâtisserie fine étaient servis dans des corbeilles rondes ou ovales, assez basses et munies d'anses (xavouv). On employait encore ces objets pour les offrandes aux dieux; dans la pro-

Corbeille à ouvrage.

Marmite.

cession des Panathénées figuraient des jeunes filles, appelées canéphores *.

6^ Flambeaux et lampes. — Pour éclairer et chauffer Jes appartements, les Grecs se servaient déjà, au temps d'Homère, de récipients à feu reposant sur de hauts piliers et remplis de bûches et de bois sec ou de copeaux résineux. Us avaient aussi des torches résineuses composées de morceaux de bois de pin longs et minces, reliés au moyen de bandes d'écorce de roseau ou de papyrus. Plus tard, on imagina des espèces d'étuis en métal ou en argile dont la surface était unie, et l'intérieur plein de substances résineuses; on les appelait du nom de cpavoç. L'étui était généralement ^\é au milieu d'un pot de terre destiné à recevoir le charbon qui tombait ou la résine qui coulait. Le phanos placé sur un pied était un Xu^^vou^^oç. On ignore à quel moment précis l'usage des lampes à huile s'introduisit en Grèce ; on les connaissait, en tout cas, à la fin du v« siècle. Elles étaient en terre cuite ou en métal, et affectaient les formes les plus

1. Les Grecs ont connu le vase ^e nuit (à|xtç). II était indispensable dans les repas et les réunions de buveurs. Les convives se le faisaient présenter par des esclaves. On pourrait même supposer que chacun d'eux gavait un àfjLi'ç assez près de lui ; car Eschyle et Sophocle avaient représenté .dans des pièces aujourd'hui perdues des Grecs ivrCs qui se cassaient ces vases sur la tête. {€h. Morel, Dict.'h p. 229.)

variées; elles avaient deux ouvertures, Tune par où entrait l'huile, l'autre par où sortait la mèche. La nuit, pour s'éclairer dans les rues, on employait des torches ou des lanternes consistant en une lampe mise dans une corne transparente On allumait le feu avec les étincelles qui couvaient sous la cendre du foyer ;

Lampe en forme de barque.

on savait pourtant produire la flamme en frottant vivement deux morceaux de bois, dont l'un taillé en vilebrequin s'enfonçait dans l'autre.

(Guhl et Koner, La vie antique^ I, pp. 184-225 ; trad. Trawinski.)

b. ORNEMENTATION DES VASES

Je reproduis ici la description de quelques peintures de vases, pour montrer quelle était souvent la richesse de leur ornementation.

(( On connaît une série de vases dont la destination commandait des sujets d'un ordre spécial. Ce sont les belles amphores à panse élancée, à col allongé, désignées sous le nom de loutrophoresj et qui jouaient un rôle dans les cérémonies du mariage. Sur une d'elles est figuré d'un côté le départ du nouveau couple pour sa demeure. L'époux, un tout jeune homme, couronné de myrte, a pis sa femme dans ses bras et va la déposer sur le char attelé de mulets que conduit le parochoSy choisi parmi les

amis du fiancé ; près d'eux se tient un des entants chargés de faire la conduite à l'épousée. Dans une autre partie, séparée de la première par une colonne dorique, le père et la mère de l'époux, celle-ci tenant des torches nuptiales, accueillent les mariés au seuil de la maison paternelle

« La peinture d'une œnochoé place sous nos yeux une scène d'intérieur au gynécée. Le milieu de la composition est occupé par une sorte de tablette munie de pieds, peut-être tout simplement un tabouret, suspendue au plafond de la chambre k l'aide de trois cordelettes. Une femme, tenant un petit objet rond qui ressemble à un vase h parfums, est occupée à y empiler des. vêtements soigneusement plies ; près de là, d'autres vêtements, jetés k la hâte sur un siège a dossier, attendent leur tour. De l'autre côté, une fenmie, vêtue d'une robe de fine étoffe et d'une courte tunique sans manches couverte de broderies, est absorbée dans une opération qui provoque au plus haut point la curiosité d'un jeune garçon ; elle verse le contenu d'une œnochoé sur des objets réunis en tas et où il faut peut-être reconnaître des pièces d'étoffe. »

« La première face d'un scyphos du v* siècle représente l'enlèvement d'Hélène. Paris marche vers la gauche, d'un pas rapide. Il est coiffé du grand casque argien, a sur le corps deux fines tuniques et sur les épaules un grand manteau de voyage. Il tient dans la main droite une longue lance, et, de la main gauche, serre le poignet d'Hélène, qui le suit, les yeux baissés, la marche indécise, dans une pudique attitude de tristesse. Elle a son voile sur la tête, à la manière des jeunes filles et des fiancées. Aphrodite, debout derrière elle, travaille des deux mains a arranger savamment les plis de ce voile et encourage sa protégée à partir allègrement. Eros, figuré dans les airs sous la forme d'un enfant ailé, cherche, lui aussi, en lui montrant la route, à l'entraîner. Quelques figurants achèvent de remplir la scène; derrière Aphrodite, Peitho (la Persuasion) semble, comme la déesse, parler a Hélène et la confirmer dans sa résolution; devant Paris, un jeune guerrier, Énée, la tête nue, les cheveux légèrement bouclés, le />eïasos suspendu derrière le dos, deux javelots dans la main droite, et dans la gauche un bouclier

GoiiiAUD. — Lect. hist. f^noalp

rond décoré de Timage d'un lion, a Tair de trouver que Ton s'attarde, et, tournant la tête vers ses compagnons, il paraît les exciter à aller vite. Enfin, tout a fait à droite de ce groupe de six personnages, dans le petit espace laissé vide par Tanse de la coupe^ est un homme jeune et beaucoup plus petit que les autres, et qui fait un geste d'étonnement.

« Sur l'autre face est Ménélas, retrouvant dans le palais de Priam, après la prise de Troie, son épouse infidèle, et tirant son glaive pour la tuer. Hélène s'enfuit vers Aphrodite. Celle-ci, par un geste d'une singulière audace, enlève rapidement l'épais manteau dans lequel Hélène était enveloppée, et son attitude impérieuse, sa tête levée, ses yeux regardant bien en face, son bras droit étendu, commandent à Ménélas de se réconcilier avec sa femme. Trois figures de remplissage encadrent ce groupe d'une composition ingénieuse et très vivante : à gauche, la jeune prêtresse Khriséis, suivie de son père, Khriseus; à droite, Priam, assis sur un diphros. »

(Rayet et CoUignon, Histoire de la céramique grecque^ pp. 202-203 et 247-250.)

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