‹ La vie privée et la vie publique des GrecsChapitre 63 sur 300 · LE COSTUME DES HOMMES AU IV« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE COSTUME DES HOMMES AU IV« SIÈCLE

Le principal vêtement des hommes était le chiton; il se mettait directement sur le corps, sans chemise. Le chiton était une pièce d'étoffe qui de haut en bas enveloppait tout le corps. D'un côté, il était complètement fermé, et n'avait qu'une emmanchure

pour passer le bras. De l'autre côté, les coins supérieurs de 1 étoffe se rejoignaient sur Tépaule au moyen d'une agrafe ou d'un bouton. Le chiton était, de ce côté-là, tantôt cousu dans toute sa longueur, tantôt, mais plus rarement, ouvert; une ceinture permettait de le retrousser à volonté. Les Athéniens le portèrent d'abord long, comme les Ioniens d'Asie Mineure ; après les guerres Médiques, ils le remplacèrent par le modèle court des Doriens, qui ne dépassait pas le genou. Souvent on y adaptait des manches ou des demi-manches. Celui des esclaves et des

Exomis et himation.

ouvriers (exomis) n'avait qu'une emmanchure pour le bras gauche, et laissait à nu le côté droit.

Par-dessus le chiton, on jetait un vêtement de forme oblongue et très ample appelé himalion. On fixait un des coins de l'étoffe sur la poitrine au-dessous du bras gauche ; l'étoffe couvrait ensuite l'épaule gauche, le dos, passait sur ou sous le bras droit, revenait sur l'épaule gauche^^ et retombait finalement, par une de ses extrémités, sur le dos. C'était donc une sorte de manteau espagnol. Une variété de ce manteau était le triboniorif espèce de surtout beaucoup plus petit, originaire des cités doriennes.

La chlamyde était un manteau court qu'on attachait par une agrafe autour du cou et qui flottait librement sur les épaules et sur le dos. On le portait à la chasse, a la guerre et en voyage.

Les jeunes gens, à Athènes, et les citoyens, à Sparte, en faisaient leur costume ordinaire.

lihlainyde.

Dans la ville, les Grecs allaient habituellement tête nue. A

la campagne ou en voyage, ils s'abritaient contre le soleil soit

avec le tuïXoç, calotte de feutre sans rebord,

ou a rebord très petit, soit avec le iréTacroç,

chapeau de feutre, moins profond que les

nôtres, et muni d une courroie qui servait

a le fixer sur la tête, ou à le retenir quand on le rejetait sur le dos.

La chaussure la plus usitée était une sandale attachée au pied par des courroies. Les Grecs connaissaient aussi une véri* table, botte {endromis), en peau ou en feutre.

Pétasos,

Chaussures.

qui montait jusqu'au mollet, même au delà, et se laçait sur le devant. Au reste, ils marchaient souvent nu-pieds. ^ ,

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LECTURES IfISTOmOUES SUR LA GRÈCE.

Chilon i'éminin.

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