Collection de Harlay
2. a Monseigneur, suyvant le commandement qu'il a pieu à Voslre Majesté me faire, et le désir que i'ay d'y obryr et satisfaire, ie suis venu en ce lieu pour y recevoir ma femme qui y est dez le treizicsme de ce mois. » (Lettres d'Henri IV, tome I, p. 645.)
3. « .... Que le feu roy Henri III l'y envoya d'authorité absolue au mois d'aoust delà dite année 1583 : qu'estant auprès du dit seigneur roy son mary, chacun recognoi-ssoit qu'elle ne vivoit avec la privante ny amitié conjugale, comme auparavant il n'y en avoit jamais beaucoup eu....
« Qu'en l'an 1585 elle se retira delà ville de Nerac, d'auprès du dit sieur roy, en celle d'Agen, et s'associa depuis avec ceulx qui avoicnt levé les armes, tant contre l'aulliorité du feu roy son frère que contre le dit seigneur roy son niary, depuis lequel temjjs ils n'ont esté ensemble. » [Faits et écritures pour le roy par le procureur gênerai de La Guesle, dans la procédure de la dissolution du mariage d'Henri IV et de Marguerite, en 1599. Collection de Brienne, lome CX.XXllI, fol. 152.)
MOiNTAIGNE NÉGOCIATEUR POLITIQUE. 337
Guyenne; on avait mis garnisons dans toutes les places, et on venait de frapper sur le roi de Navarre un coup qui rassurait la cour. Henri n'en voulait pas personnellement au maréchal de Matignon : il savait que, dans ce qui venait de se passer, il n'avait fait que se conformer aux ordres d'Henri HI. Le maréchal se montrait bien disposé pour le règlement des affaires de la province; il avait récemment offert ses bons ofiices en envoyant au roi de Navarre des passeports pour sa sœur qu'il avait voulu faire venir de Pau. Montaigne n'était pas resté éh'anger au rétablissement des bonnes relations entre le roi et M. de3Iatignon; il tâchait de maintenir leur accord politique. 11 recevait, à cet égard, pour les reporter au maréchal , les confidences du roi : la lettre suivante en contient la preuve ^ :