‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 132 sur 140 · LA CRISE · texte numérisé non relu

LA CRISE

Il rêve au Dieu clément, et partout le rencontre. La ville cache Dieu, la campagne le montre : 11 est dans cette fleur, il est dans ce granit, Il est dans le rayon qui descend sur ce nid, Il est dans le froment que sa main nous découpe, Et jusque dans le vin dont il emplit ma coupe!

Le long de mes sentiers, je passe en te priant,

0 Dieu, qui ni'apparais toujours plus souriant!

Toute cette nature est ton visible empire ;

C'est bien toi que je vois, que j'entends, que j'aspire ;

Et j'envisage enfin, moins attristé du sort.

Le sein de cette terre où l'homme un jour s'endort;

Sol fi'Tond, sol béni, dont les métamorphoses

Redonnent fonno et vie aux âmes comme aux choses,

El qui, plein de parfums, de sève, de couleurs.

Des plus sombres débris fuit ses plus belles Ileurs !

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