‹ La vie rurale; journal de campagneChapitre 48 sur 140 · REGRET · texte numérisé non relu

REGRET

La plaine est devant moi, roulant ses épis d'or.

Ici, le tertre vert où la faneuse dort,

Sur sa gerbe, à récarf, mollement accoudée.

Vers le sud, un vieux bourg découpe dans les airs Ses murs démantelés, ses tours, ses toits déserts : On dirait un hameau de ranlique Judée.

Là, sur le ruisseau claii- f[iii fuit dans les cailloux, Se penchent les ormeaux, les lenlisques, les houx. Et, d'une berge à l'auti'e, ils croisent leurs feuillages.

138 LA VIE RLIlALt:.

Il esl miJi : le ciel est d\\n azur profond.

Nul bruil eu ce doux lieu, sinon le bruit (|iie font

Autour des grands pavots les abeilles volages.

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