‹ La vie sociale à Rome au temps de CicéronChapitre 23 sur 50 · LE MARIAGE ET I,A MATRONE ROMAINE I · texte numérisé non relu

LE MARIAGE ET I,A MATRONE ROMAINE I

de la matrone romaine la meilleure, pratique, judicieuse, courageuse, simple dans ses mœurs, et courtoise envers tous ses hôtes. Nous voyons aussi qu'il y eut un être humain et un seul auquel elle pense toujours, auquel elle a donné son cœur : ce mari dont les paroles et les actes prouvent qu'il fut digne d'elle

NOTES

1 Cela signifie probablement que l'on croyait à la présence de la divinité dans le gâteau et que les participants entraient en communion, non seulement l'un avec l'autre, mais avec la divinité elle-même. C'est l'analogue exactement de ce qvii se passait à la cérémonie sacramentelle des Fériés I,atines où chaque ville prenait sa part de la victime sacrée qui, dans ce cas, était une génisse blanche. Voir Roman Festivals, p. 96 et réf.

2 Cette intéressante coutume est signalée par Servius {ad. En., IV, 374). Pour toute la cérémonie de la Confarreatio voir DE Marchi : La Religione nella vita domestica, p. 155 sqq. ; Marquardt, Privatleben, p. 32, sqq. Cp. aussi Gaius, i, 112.

3 Gaius, loc. cit.

* CicÉRON, de Officiis, i, 17, 54.

* i. e. ius commercii et ius connubii (droit commercial et droit conjugal) : le premier permettant de recourir à la protection des tribunaux dans tous les cas se rapportant à la propriété, le second de recourir à la même protection dans tous les cas de contestation d'héritage.

^i. e. ius provocationis (droit d'appel), ius sufïragii (droit de suffrage), ius honorum (droit d'éUgibihté).

' C'est ainsi que je comprends CuQ, Institutions juridiques des Romains, p. 223. Dans la Laudatio Turiae bien connue, nous trouvons un cas curieux de remariage par coemptio avec manus, dans une intention spéciale en rapport, bien entendu, avec des affaires d'intérêt. Voir le commentaire de Mommsen réimprimé dans les Gesammelte Sckriften, vol. I.

^ Westermarck, History of Hiiman mariage, ch. X.

® Voir cependant le curieux passage cité par Axji,u-Gei<i,E (iv, 4, 2), d'après Servius Sulpicius, le juriste, sur les SponsaUa (fiançailles) dans le I^atium jusqu'à l'an 89 A. C.

^•> Pour les autres détails de la toilette, voir Marquardt, Privatleben,

" Cic. deDiv., i, 16, 28.

^2 Fermez les portes, jeunes filles. C'est assez jouer. Quant à vous, honnêtes époux, vivez bien, et occupez votre vaillante jeunesse à un travail assidu.

" Ces vers ont suggéré à Virgile les vers fameux qui terminent la quatrième Eglogue. Voir VirgU's Messianic Eclogne, p. 72 par Mayor, FowtER et CoNWAY (Londres 1907).

1* Tous les membres de la famille l'appelaient domina. Voir Mar- QUARDT, Privatleben, p. 59, note 3.

Il faut remarquer qu'elle contribuait aux ressources de la famille par la dot que son père lui avait constituée poiu" maintenir sa position.

1^ Ces détails sont tirés, pour la plupart, de ValèrE-Maxime, livre vi, de Pudicitia.

1* Ceci est prouvé par une allusion au discours de Caton pour la loi. Aui^u-Gelle, Noct. AU., VI, 13.

^' Tite-LivE, XXXIV, i sqq. qui reproduit le discours de Caton à sa façon et avec la rhétorique du temps. La date est 195 A. C.

1^ De Marchi, op. cit., p. 163 ; MarquardT, Privatleben, p. 70 sqq. La confarreatio n'était dissoluble que par la diffareatio dont on n'usait peut-être que comme pénalité. Les autres formes de mariage, n'ayant pas de caractère sacramentel, n'offraient pas les mêmes difficultés.

^* PI.UTARQUE, Paul-Emile, 5.

»» Tite-LivE, XI,, 37.

^^ Id. Epit., 48.

" Id., xxxtx, 8, 18.

^' Pi,UT., Caton l'ancien, 8.

** Aui<lt-Gei<i,E, X, 23. Cite un fragment du discours de Caton : de dotibus, où se trouvent les phrases suivantes : « Vir cum divortium fecit, » muheri index pro censore est, imperium quod videtur habet, si quid )) perverse taetreque factum est a muhere ; multitatur si vinum bibit ; » si cum aUeno viro probi quid fecerit, condemnatiur. In adulterio si » uxorem tuam prehendisses sine iudicio impime necares ; illa te, si adul- » terares, sive tu adulterarere, digito non auderet contingere, neque ius » est. » Dans de telles conditions une femme hardie pouvait se venger illégalement.

25 Aui,u-GEI.I,E, I, 6. Cp. TiTE-LiVE, Epit. 59.

"* Ad Fam., 14, 2.

^' L'histoire des relations entre Cicéron, Terentia, Clodius et Clodia, dans Plutarque, Cic. 29, est trop pleine d'inexactitudes pour qu'on puisse s'y fier. Ce qu'il dit du divorce, auchap. 41, et de ses causes ne doit être admis que sous réserves ; tout cela paraît venir de Tiron, l'affranchi et l'ami dévoué de Cicéron ; mais comme celui-ci avait beaucoup plus d'affection pour cet homme que pour sa femme nous nous expliquons pourquoi Tiron et Terentia se haïssaient.

^* Plutarque, Ti. Gracchus, i ; C. Graccfms, 19. Les lettres de Cornelia qui nous restent peuvent très bien être authentiques. Dans Peter, Hist. Rom. Rel., n, p. 38 sqq. Sur l'authenticité voir LEO, Gesch. der Rôm. Lit., I, p. 305.

" L'édition récente de V Ars amatoria, ^par Paul Brandt, est précédée d'xuie introduction où ces diverses questions sont bien expUquées.

3" Catulle, 72, 75. J'aime et je hais. Comment cela se peut-il ? demandez-vous peut-être. Je l'ignore, mais je le sens et je suis au suppUce.

^^ Cicéron et ses amis, p. 175.

^* Decimus Brutus, l'un des tyrannicides de mars 15, 44.

^' Sall., Cat., 25.

'* Plutarque, Lucullus, 6.

^* Cic, ad Fam., viii, 7 : lettre de CacUus où il parle d'une dame qui divorça le jour même où son mari revint de sa province.

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'* PiyUT., Cato minor, 25 et 52. Il semble que Plutarque s'est inspiré là de VAnti-Cato de César, mais les faits devaient être bien connus.

*' Par ex., ad AU., xv, 29.

3* Ad Fam., ix, 26.

^* La Laudatio, dite de Turia, est bien connue de tous ceux qui étudient le droit romain, comme soulevant une question compliquée sur les conditions du droit d'héritage ; mais on peut la regarder aussi comme un fragment réel de la littérature romaine, précieux par les renseignements qu'on y trouve sur l'histoire du temps. C'est Mommsen qui le premier l'a publiée en 1863 et l'article qu'il fit paraître sur ce sujet a été reproduit dans ses Gesammelte Schriften, vol. I, en même temps qu'un fragment nouveau découvert au même endroit en 1898. Ce fragment, accompagné d'une discussion sur sa relation avec le tout se trouve dans la Classical Review de juin 1905, p. 261 ; la Laudatio, sans le nouveau fragment, est au C. I. L., vi, 1527 et complète dans Dessau, /. L. S., n, p. 924 sqq.

*" App. B. C, IV, 44. On a attaqué dernièrement l'identification mais, à mon avis, sans bonnes raisons ; voir mon article Classical Review, 1905, p. 265.

■•i C'est ainsi que j'interprète le nouveau fragment. Voir Classical Review, l. c, p. 263 sqq.

*2 Sur la question légale, voir Mommsen, Gesammelte Schriften, 1, p. 407 sqq.

" Le récit qvii suit est reconstruit d'après Appien, B. C, iv, 44, Vai<èrE Maxime, vi, 7, 2 et la Laudatio elle-même. Appien nous a transmis quelque cinquante histoires d'évasions à cette époque et la seule qui s'adapte à la Laudatio est celle de Lucretius.

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