CARTE INDIQUANT I,A SITUATION DES VII.I,AS DE CICÉRON
associaient aux doux moments de son enfance ^. Dans la charmante introduction au second livre de son de Le gibus (de la Constitution) , il s'arrête avec un plaisir visible sur ce sentiment et sur les souvenirs qui s'y mêlaient. Grâce encore à ce même passage, nous entrevoyons le charme particulier que le D'^ Schmidt attribue à ces lieux : l'abondance et le murmure des eaux courantes ; car, si notre guide ne fait pas erreur, la villa était située entre deux bras du Fibrenus, petite rivière limpide qui fornie là un delta avant de se jeter dans le Liris '^. En réalité, nous ne connaissons ni la situation ni le plan de cette
l'habitation du riche 205
villa, mais nous sommes mieux renseignés sur la maison de Quintus, frère de Cicéron, dont celui-ci donne au propriétaire absent une description si exacte que le D^ Schmidt se croit autorisé à l'appliquer par analogie à la maison de l'aîné 2*. Il faut avouer que ce raisonnement manque un peu de rigueur. En revanche, nous savons, de la vieille maison, au moins ceci : c'était à l'origine une vraie villa rurale avec des terres que le propriétaire cultivait luimême. Le père de Cicéron, de santé délicate et de goûts littéraires, l'avait beaucoup agrandie et son fils en fit une résidence commode et confortable. Cicéron n'exploita pas en personne la terre de ses ancêtres ; il ne la faisait pas gérer par un intendant ; il la louait pai parcelles (Praediola ^^) , et nous désirerions qu'il eût donné quelques détails sur ses tenanciers et leurs méthodes de culture. La ferme primitive s'était donc transformée en une agréable habitation comme c'est le cas de beaucoup de manoirs que l'on voit en Angleterre. L'atrium, devenu cuisine, avait été relégué probablement à l'arrière du bâtiment ; on entrait directement dans le péristyle en traversant le vestibule, comme dans la plupart des maisons de campagne 2^.
Le plan ci-contre de la villa de Diomèdes, à la sortie de Pompéï, peut servir d'exemple d'une disposition de ce genre ; c'était une maison de ville adaptée à des conditions rurales (villa pseudurbane. )
Quand Cicéron désirait quitter Arpinum pour une de ses villas sur la côte de Campanie, il n'avait qu'à suivre la vallée du Liris jusqu'à la mer, entre Minturnes et Formies, petite ville très vivante avec des vues charmantes sur la mer, dans le voisinage de la Gaëte moderne. Il y trouvait une de ses maisons, la première qu'il acheta après avoir hérité d'Arpinum. La situation de Formies lui convenait : elle était sur la Voie Appienne, par conséquent en communication directe par terre ou par mer, d'un côté avec Rome, de l'autre avec la baie de Naples. Au cas où Cicéron ne cherche pas un repos prolongé,
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PI,AN DE I,A VIHA DE DIOMÈDES.
D'après Mau : Pompéii.