Caldarium.) 22. Cuisine
26. Colonnade en face d'une terrasse (28) au-dessus des chambres inférieures.
e, f, g, h. Colonnade entourant un grand jardin.
i, n, 1, m. Chambres.
r. Aquarium. — s. Berceau.
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quand il se dispose à voyager, ou quand il s'attend à être dérangé, on le trouve souvent à Formies. Il y était au milieu de l'hiver de 50-49, à l'une des époques critiques de sa vie ; c'est là qu'à la fin de mars 49 il eut une entrevue célèbre avec César, qui le pressa en vain de l'accompagner à Rome. C'est encore à Formies que, las de tout, il passa les derniers jours de sa vie et qu'il fut assassiné par les scélérats à la solde d'Antoine, le 7 décembre 43.
Dans sa villa de Formies, située dans le voisinage ou à l'intérieur même de la petite ville, Cicéron ne trouvait pas le calme nécessaire à ses travaux littéraires. Le fâcheux se rencontrait, semble-t-il, ailleurs qu'à Rome ; dans une lettre adressée de Formies à Atticus en avril 59, Cicéron parle à son ami des ennuis qu'il subit : « Quant à un travail littéraire, il n'en est pas question. Ma maison est une basilique. Ce n'est pas une villa ; on y vient en foule de Formies... C. Arrius demeure à ma porte ou plutôt il demeure chez moi et se refuse à aller à Rome, préférant passer ici avec moi des journées à philosopher. De l'autre côté, c'est Sebosus, le fameux ami de Catulus. Où me sauver ? A Arpinum, et sans tarder, s'il n'était pas plus commode pour toi de venir à Formies ; je t'y attendrai jusqu'à la veille des nones de mai. Tu vois que de fâcheux me rompent la tête ^''. »
Ses villas de Campanie auraient été pour lui d'accès aussi facile qu' Arpinum quand il voulait échapper à Formies et à ses fâcheux. La plus proche, dans le voisinage de Cumes, n'était pas à plus de soixante-cinq kilomètres en longeant la côte par la route qui passait par Minturnes, Sinuessa et Volturnum, ses étapes ordinaires. Nous ignorons presque tout de ce « Cumanum ». Les cataclysmes ont si profondément bouleversé toute cette région qu'il est impossible de retrouver la place de cette villa. Du reste, le propriétaire ne paraît pas s'y être jamais beaucoup plu : elle était trop près de Baïes et de Baules pour se prêter aux goûts d'un écrivain qui aimait la tranquillité ; la haute noblesse, dans ses vastes et luxueux
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palais, était trop voisine pour qu'un homme nouveau se sentît tout à fait à son aise dans ce voisinage. Et cependant, vers la fin de sa vie, Cicéron ajouta à ses autres possessions une propriété située dans la même région, à Pouzzoles ou près de Pouzzoles. Cette ville était en train de prendre une grande importance ; mais le choix de Cicéron s'explique parce qu'un banquier de Pouzzoles nommé Cluvius, un de ses vieux amis, lui avait légué sa propriété, de moitié avec César. Redoutable testament, en vérité ! Il semble bien que Cicéron racheta la part de César, persuadé qu'il faisait là un bon placement. Il commença même à y élever une villa dont il n'eut guère l'occasion de se servir. Il est possible que ce soit là qu'il Teçut César et sa suite à la fin de 45 ^^, ainsi qu'il le raconte dans une lettre célèbre du 21 décembre {ad Ait., XIII, 52) ; com.me il s'agissait de recevoir convenablement deux mille personnes, Cicéron avait bien le droit de dire, malgré le charme d'un entretien littéraire avec César, que son hôte n'était pas de ces gens qu'on souhaite de revoir souvent.
De l'autre côté de la baie, on apercevait, du haut du pli de terrain qui s'élève entre Baïes et Cumes, la petite ville de Pompéi, au pied du Vésuve endormi. Là aussi, aux portes de la ville, Cicéron avait une villa qui paraît lui avoir été chère et y jouissait de la compagnie paisible et douce de son ami M. Marins. Il est très douteux qu'on parvienne à retrouver cette villa pa^mi les excavations de Pompéi. Cependant, suivant notre guide, une certaine ^maison hors de la ville, à gauche de la route, en face de la Porta Herculanea, serait bien celle que nous souhaiterions et qu'on désigne, depuis 1763, époque où elle fut découverte, sous le nom de maison de Cicéron. Il faut confesser honnêtement que l'identification n'est pas certaine et la trouvaille de quelque objet ou de quelque inscription qui justifierait l'hypothèse est bien improbable^.
Si ses fonctions d'avocat ou les affaires politiques rappelaient subitement Cicéron à Rome, il se hâtait de gagner
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Formies ; il y couchait et de là, par la route que le voyage d'Horace à Brindes a rendue si célèbre, il arrivait à une autre maison, sur la côte, dans la petite ville d'Antium, C'était au bord de la mer sa résidence la plus proche de Rome ; il y habitait souvent quand il ne pouvait pas s'éloigner de la capitale. Après la mort de sa fille en 45, il paraît l'avoir vendue à Lépidus et, incapable de supporter le séjour à Tusculum, il acheta une petite maison dans un îlot nommé Astura au bord même des Marais Pontins. Là, dans cette contrée mélancolique et malsaine, il passait des journées entières à parcourir les bois, s'abandonnant à sa douleur. Et, malgré tout, c'était un lieu agréable, entouré de tous côtés par la mer, en vue des côtes d'Antium et de Circéi ^ et en harmonie avec ses sentiments. Il y resta longtemps, écrivant lettre sur lettre à Atticus, à propos de l'érection dans des jardins qu'il voulait acquérir près de Rome d'un monument à celle qu'il avait perdue.
Grâce à ces esquisses des maisons de campagne de Cicé- Ton, nous pourrons nous faire une idée de ce que devait ■être la vie nomade d'un grand personnage de l'époque. Il n'était pas accoutumé à une vie calme et régulière ; dès son jeune âge, il avait l'habitude de voyager, d'aller en Grèce parachever son éducation ou de se rendre dans quelque province, peut-être pour y remplir les fonctions de questeur, puis de préteur ou de consul, ne rentrant à Rome que pour en ressortir aussitôt et gagner une de ses villas sans intention de s'y fixer, au moins pour longtemps. Ce n'était pas là une vie saine pour l'esprit ; la pensée sérieuse, le travail appliqué à la solution des grands problèmes philosophiques ou politiques est incompatible avec de perpétuels changements de lieux et des habitudes irrégulières ^^. Le fait est que personne à cette époque n'a cherché sérieusement à approfondir ces problèmes. Cicéron, par exemple, arrivait à Tusculum ou à Arpinum apportant quelques livres indispensables ; il en empruntait d'autres si possible et, à portée d'un original grec
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qu'il ne quittait pour ainsi dire pas des yeux, il se mettait à composer un traité d'éthique ou de rhétorique, avec une rapidité prodigieuse. A Baïes ou en tout autre lieu de ce genre un travail assidu était hors de question ; du reste, il y aurait passé pour ridicule. Cette époque ne produisit pas un seul penseur original. Quant à César, son tempérament le portait à raisonner sur des faits réels et non à spéculer sur des idées et des principes abstraits. Varron le rude Sabin était un savant de grand sens, capable de colliger avec diligence des faits et des traditions, mais aussi incapable que n'importe quel Romain de son temps de s'attaquer à des questions de philosophie ou de théologie. Sauf exception, la vie du riche était trop confortable, trop dissipée, pour lui faire rechercher des occupations intellectuelles.
Cette vie n'avait aucun rapport avec l'activité pratique ni avec l'emploi judicieux du capital. Cicéron et ses amis par exemple, ne mentionnent jamais l'agriculture ni ne témoignent jamais aucun intérêt pour les progrès, en supposant qu'il y en eût, dans les méthodes scientifiques appliquées à des cultures nouvelles ^^. Pour en savoir quelque chose il faut s'adresser à Varron et au traité d'agriculture qu'il composa dans sa vieillesse quelques années après la mort de Cicéron. Au troisième livre de cet ouvrage d'une valeur inestimable, on trouvera tout ce que l'on peut désirer savoir de la villa rurale à cette époque, de la ferme proprement dite avec ses celliers et ses moulins à huile, semblable à celle qui vient d'être excavéeàBoscoreale, près de Pompéi. Il serait pourtant injuste envers Cicéron et ses amis, qui appartenaient à l'aristocratie la plus sage et la plus paisible, de qualifier toute leur œuvre de stérile. Il est vrai qu'ils n'exercèrent aucune influence permanente sur la pensée et qu'ils ne surent pas améliorer la condition matérielle de l'Italie ou de l'Empire. Nous irons même jusqu'à convenir qu'on peut faire dater de leur temps le début de ce penchant au dilettantisme qui ne fit que s'exagérer à l'époque que le professeur Dill a