‹ La vie sociale à Rome au temps de CicéronChapitre 9 sur 50 · LÉS GENS D AFFAIRES ET LEURS OPERATIONS · texte numérisé non relu

LÉS GENS D AFFAIRES ET LEURS OPERATIONS

OÙ le devoir et l'honneur, le travail de la terre, le dévouement laborieux au service de l'Etat, passeront pour des biens plus propres à rendre la vie digne d'être vécue, que toutes les richesses accumulées par un Crassus.

NOTES

1 Voir GreEnidge, Roman Public Life, p. 225.

2 Lex Claudia ; TiTE-LivE, xxi, 63.

* Pi,UT., Crassus, 2 ; Pline, A". H., xxiii, 134: équivalent à enviroa 40 000 000 francs.

* Cic. aà AU., II, I, 2.

^ lUà., \s, 4.

^ Corn., Nepos, Atticus, 5.

' TiTE-LivE, xxin, 49.

* PUNE, N. H., xxxin, 146 ; TiTE-LivE, xxxvn, 59.

* PoLVBE, xxxiv, 9, cité parStrabon, p. 148. Cp. TiTE-LivE, xiv, 18 sur des mines fort riches, en Macédoine.

^^ PoLYBE, x\'iii, 35. Sur la mauvaise volonté des citoyens à servir. Voir TiTE-LivE, Epit. 48 et 55.

^^ CuNNiNGHAM, Westem civilisation (moderne), p. 162 sqq.

^^ DuRUY, Hist. de Rome, vol. 11, p. 224.

^^ Cic, de Provinciis consularibus, v. 12.

** Cic, pro Quinciio, 3, 12 ; bon exemple d'association pour une entreprise d'élevage et d'exploitation agricole en Gaule.

ï* Exemples dans TiTE-LivE, xxiii, 49 ; xxxii, 7 (droits de douane), xxxviii, 35 (droits sur les blés), XLiv, 16 (armée) xi,n, 9 (revenu de l'Ager campanus).

1* Festus, p. 151, M.

^' T1TE-L1VE, XXII, 60 : praedibus et praediis cavere popxilo.

'* CicÉRON, dans son plaidoyer pro Rabirio Postumo, 2, 4, dit que le père de Rabirius avait eu de grandes parts (tnagnas partes) dans les affaires des publicains. Un certain Aufidius (Val. Max., vi, 9, 7) n'eut qu'une petite part (exiguam particulam) dans les fermes d'Asie. Comp. Cic, in Vat., 12, 29.

^* C'est la manière de voir de DELOume : Les Manieurs d'argent à Rome, p. 119 sqq.

^^ Marquardt, Staatsverwaltung, n, p. 300 sqq.

*i Deloume, Manieurs d'argent, p. 317 sqq.

" Pro Lege Manilia, 7, 18.

"^^ Ibid., 7, 19.

** Ad Att., I, 17, 9. Crassus sans doute gros actionnaire les poussait.

** Dans une lettre à son frère, alors gouverneur de cette province, Cicéron envisage la possibilité de soumissions faites à perte {ad. Q. Fratr., I, I, 133) « publicis maie redemptis ». Dans une lettre d'introduction en 46, il fait allusion à de lourdes pertes subies de cette manière, adFam.,

XIII, lO.

^^ Ad Att., V, 16, 2.

"' Ibid, VI, I, 16.

^^ Ad Familiares, xni, 65.

8o I<A VIE SOCIALE A ROME

" Ibid., xiil, g.

2" Qvii est in operis eius societatis ; c'est-à-dire engagé comme agent subalterne.

MarquardT, Staatsverwaltung, il, p. 301.

'1 MarquardT, ibid., 11, p. 35, sqq.

'^ Le grand-père d'Auguste était un argentarius, au dire de Marc- Antoine (Suétone, Aug., 2) et cependant son fils put épouser une Julia et se faire élire au Consulat dont la mort l'empêcha de remplir les fonctions.

^8 Le nom latin de ce chèque est perscriptio. Cp. Cic. ad. AU., ix, 12, 3 viri boni usuras perscribunt, c'est-à-dire les gens de bien tirent les intérêts de levurs dépôts.

3* Cic, ad AU., xii, 24 et 27.

^^ Cic. ad Fam., xvi, 4 et 9.

^* CicÉRON, ad AU., xni contient un grand nombre de lettres intéressantes sur ce sujet.

*' Cic, ad AU., XIII, 2, 3. Comp. xii, 25. D'après ce dernier passage la femme de Cicéron, Terentia, après son divorce, veut acquitter une dette en transférant à son créancier une créance qu'elle avait sur Cicéron. On pouvait aussi se dispenser de rembourser le capital en payant l'intérêt de la somme empruntée.

^* Bon exemple de ceci dans VEi,i<Eius, il, 10 (loyer).

^^ Cic, de officiis, 11, 24, 84.

*" CÉSAR, de B. Civ., m, i et 20 sqq.

*i DEtouME, dans ses Manieurs d'argent, a un chapitre sur cette question (p. 58 sqq.), mais les détails n'en sont pas parfaitement exacts. L'esquisse de Boissier dans Cicéron et ses amis l'est tout à fait, p. 83.

*'^ Ad Fam., V, 20 fin.

*^ Ibid., V, 9.

** La tentative de Deloume pour prouver que Cicéron spécula et fit d'énormes profits me paraît manquer le but.

*^ Ad Q. Fratr., n, 4, 3. Comp. Ad. Att., iv, 2.

** Ad Q. Fratr., 11, 14, 3.

*' Ad Att., XII, 22. Voici, pour finir, un exemple topique de la négligence que nous avons notée. Decimus Brutus, en mars 44, possédait un capital de 8 000 000 francs ; cependant, l'année suivante, il écrit à Cicéron que, non seulement il avait des dettes, mais que ses amis en avaient contracté de leur côté pour lui venir en aide [ad. Fam., xi, 10, 5). Il est vrai que c'était pour entretenir des troupes.

*^ Ad Att., xin, 42. Comp. XVI, 5.

** Ce roi avait réellement besoin d'argent ; c'était pour suborner le Sénat et se faire rétablir sur son trône. Cic, ad. Fam.., i, i.

*" Cic, pro Rab. Post.. 8, 22.

*i Varron, R. R., I, 2.

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