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livre des rois, consacré à l'histoire légendaire de l'ancienne Perse

Il eut des imitateurs, et diverses compositions épiques, restées anonymes, remontent à la même époque, et furent suivies de chroniques rimées et de narrations historiques en prose, dont la première et l'une des plus connues, est une traduction des annales arabes de Tabari. Un travail plus original, le Ranzetous-Safa, de Mirkhoud, est consacré à l'histoire universelle depuis la création du monde jusqu'au règne de Tamerlan. Rédigée vers la fin du XV'* siècle, celte histoire universelle fut continuée ensuite par le petit-fils de Mirkhoud, auteur lui-même de plusieurs traités historiques.

Le roman, sous forme poétique, était apprécié en Perse, et y fut cultivé avec succès par Nizhami, auquel on doit l'histoire des amours de Choroès II et de la princesse Chiria, ainsi que le Leila ou Medjnoun, décrivant des scènes de la vie au désert.

La littérature mystique est représentée, et eut comme principal interprète Omer Kheyyami, de Nichapour, également connu comme mathématicien et astronome. Un habile écrivain, Saadi de Chiraz, se fit une célébrité par son Gulistan, recueil de fables et de récits, en vers et en prose. Hafiz, un poète lyrique a écrit des odes remarquables, très imagées et riches d'impressions d'Orient.

En Chine, les institutions politiques ont eu pour base, jusqu'à notre époque, l'enseignement littéraire. Des concours assurent, à ceux qui se distinguent par leur instruction, l'accès aux emplois publics.

Il est naturel que la littérature, sous un tel régime, ait été fort en honneur. Ses premiers essais, en Chine, remontent à plus de trente siècles avant J.-C, et sont mêlés de narrations fabuleuses. L'ère historique Chinoise ne commence réellement que huit ou neuf siècles plus tard, avec Yu, le fondateur de la

dynastie des Hia. Sous celle des Tchéou, vécurent les deux célèbres philosophes chinois, Confucius et Lao-Tseu.

Confucius, très différent des penseurs hindous, est remarquable par son esprit pratique. L'essentiel à connaître, selon lui, ce sont les devoirs qui incombent à l'homme, tant envers lui-même qu'à l'égaj'd de ses semblables. Le but de la règle morale est le perfectionnement individuel. Au-dessus de celui-ci se conçoit la perfection absolue : elle représente la loi du ciel et les vrais principes de toutes les autres lois. Il recommande, comme vertus principales, la force d'âme, la modération — c'est-à-dire, l'invariabilité dans le juste milieu — la justice et l'humanité.

La philosophie de Lao-Tseu est plus spiritualiste, et se rapproche du monothéisme. Ses écrits témoignent d'une grande exaltation religieuse et du mépris des biens terrestres.

Ce fut un lettré coréen, Wani. précepteur de l'Empereur Nintoku, qui donna une première impulsion à la littérature japonaise, au m" siècle, en faisant connaître à son élève l'usage des signes graphiques chinois. Il n'existait pas au Japon, avant cette époque, de documents écrits. On s'y transmettait verbalement d'anciennes légendes, relatives à l'existence des divinités, à la création des îles japonaises, et à l'origine extrahumaine de la dynastie impériale.

On commença à les rassembler au vu* siècle, par ordre de l'Empereur Temmu, afin d'en former un recueil le Kojika, encore inachevé à la mort de son promoteur.

Ce travail, interrompu durant vingt-cinq ans, l'ut repris et présenté à la Cour de l'Impératrice Gemmyo, en 711. Quelques années plus tard, en 720, on termina le Nihangi, ou livre des chroniques, puis le Zilu-go- Kyari, enseignement des vérités et enfin le Vengtiskiki, code des lois de cérémonies.

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