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LES TRAVAUX LITTÉRAIRES ~--J

Ces premières œuvres étaient encore exemptes du classicisme chinois. L'instruction commençait à se répandre parmi le peuple. Des écoles furent fondées sous le règne de l'Empereur Tensi (668-671) et une université sous celui de l'Empereur Mommu '697- 707). L'influence chinoise s'accentue à partir de l'établissement de la cour impériale à Xara. et se manifeste sensiblement dans une collection de poésies, le Niau-ijo-Sin, ainsi que dans un roman fréquemment cité, le Takelou. ou l'histoire d'un coupeur de bambou.

L'introduction du bouddhisme donna lieu à l'adoption d'une quantité de mots chinois, et à un nouvel essor de la littérature japonaise, qui comprend dès lors des traités d'art industriels, des livres d'astronomie, des traités de géographie et de divination.

L'un des plus grands hommes d'État du Japon. Yeyasu, au xvii* siècle, laisse après lui. sous le nom de M legs de Yeyasu » un document intéressant contenant des maximes morales, des réflexions philosophiques : des observations concernant la politique, la législation et l'administration. Il y adopte les doctrines de Confucius et de Meng-Tseu.

Une dernière période, s'étendant de l'avènement des Tokongavva jusqu'à la restauration du gouvernement du Mikado, en 1868. a donné naissance à une littérature populaire très féconde, qui a produit des pièces de théâtre, dont quelques-unes sont fort dramatiques, ainsi que des contes, des romans, des nouvelles, où l'on pourrait [)ui>er do précieux «létails sur la vie japonaise.

L'avancement médical et scientifique fut également remarquable, mais moins rapide que le progrès réalisé dans les arts, qui ont acquis au Japon un caractère d'originalité dont il serait rç!/rettal)lo de voir se perdre la tradition.

Les Arabes, avant leur conversion à rislamisme.

avaient déjà des poètes, inspirés par l'excitation des combats, et les émotions tantôt ardentes et vivaces, tantôt mêlées de regrets, de l'amour.

Sous les successeurs de Mahomet et les Ommiades, leur élan pratique se ralentit, remplacé par les recherches scientifiques dues à leurs rapports avec les Nestoriens, en Asie et les Juifs en Afrique. La doctrine de l'unité de Dieu leur servait de point de contact. Les Nestoriens s'étaient voués à l'exercice de la médecine, ainsi que les Juifs. Les études avaient l'avantage d'offrir un terrain neutre, où les aptitudes des diverses races pouvaient se rencontrer. Les Arabes en profitèrent largement, et firent insensiblement passer dans leur littérature la sagesse de leurs nouveaux sujets.

Maser Djaivah, médecin du Kalife Moavia, se distingua comme poète, comme critique, et comme philosophe ; Kalid, traduisit plusieurs ouvrages grecs. Le Kalife Al Rachid créa une université à Bagdad, qui comptait au nombre de ses professeurs, le célèbre Josué-ben-Nun ; toute cette école travaillait activement à la traduction en arabe de manuscrits grecs, embrassant non seulement la profession médicale, mais tout un ensemble littéraire.

C'est ainsi que furent sauvés les écrits de Platon et d'Aristote. Presque chaque jour des chameaux chargés de livres franchissaient les portes de Bagdad, et l'empereur de Constantinople, Michel, fut obligé, par traité, de fournir des ouvrages grecs. Des établissements d'instruction s'élevèrent à Bassorah, Ispahan, Samarcande, Fez et Maroc ; en Sicile, à Cordoue, à Séville et à Grenade.

La littérature arabe, alliée à la philosophie et aux sciences , contribua largement au développement intellectuel en Europe.

La poésie dramatique et exclusivement épique est inconnue aux Arabes. L'Espagne, notamment sous la

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dynastie Ommiade. vit fleurir quelques poètes, mais dont le style et les images sont souvent trop recherchés.

Les lois édictées dans le Koran ne suffisant plus à résoudre les difficultés dérivant d'un état social plus avancé, on recueillit les Hadith. ou actes du Prophète, afin d'y trouver de nouvelles solutions.

Les Arabes se plaisent aux beaux morceaux oratoires, apprécient la forme concise des proverbes, et la morale suggestive des fables et des apologues. Parmi les plus célèbres ouvrages de ce genre, on cite le livre de Calila et Dimna. traduit du persan, et les fables de Lokman. Celles-ci sont tirées des œuvres de Syntapar et d'Esope. On les attribue aujourd'hui à un auteur chrétien, Syrien d'origine. Les Mille et Une Nuits auxquelles se rattachent les contes si variés et si intéressants universellement connus, datent probablement du XIV* siècle. Souvent remaniés, ils ne sont pas exclusivement arabes, et ont pour origine la Perse, le Turkestan. l'Egypte et Bagdad. Les énigmes et les jeux de mots ont dans ces contrées de nombreux adeptes.

Les pays où la langue arabe est en usage, tels que l'Egypte, la Syrie, la Tunisie. l'Algérie, le Maroc, ont conservé jusqu'à notre époque une certaine activité littéraire. Elle est due principalement, aux travaux d'interprètes et de fonctionnaires de divers oidres. Le 20 novembre 1828. Méhémet Ali institua en Egypte un journal officiel de son Gouvernement, le Woijai el Mirriyya ilÉvénement égyptien . qui parut au Caire, en arabe et en turc. Ce fut le premier journal imprimé en Orient, après quelques tentatives éphémères faites durant l'expédition d'Egypte sous le général Bonaparte.

D'autres journaux parurent successivement à Beyrouth, en 1858; à Tunis, en 1860: à Damas. en 1865. etc.

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