LES METHODES D ENSEIGNEMENT
rapportant à différentes sciences, était surtout théologique.
L'UniAersité, d'abord dévouée au Roi. se laissa compromettre durant la eruerre de Cent ans. Ses docteurs tirent cause commune avec les démagogues parisiens, en 1413, et appuyèrent, en 1420, la déchéance du Dauphin de France, ainsi que l'intronisation à Paris d'un souverain anglais. Jeanne d'Arc avait été considérée par eux comme hérétique et sorcière.
Ils s'exposaient à une réforme, qui leur fut appliquée en 1452, sous le règne de Charles VII. Des commissaires, nommés par le Parlement, modifièrent sa charte.
L'enseignement universitaire, resté conforme aux anciennes traditions, fut jugé insuffisant sous François I", qui fonda à Paris, en dehors de l'Université, un autre établissement d'instruction, le Collège de France, où deux « lecteurs» furent chargés de professer le grec et l'hébreu.
Il eut ù les protéger presque aussitôt contre une accusation d'hérésie, dirigée contre eux par la Faculté de théologie de la corporation rivale. Le Roi y répondit en joignant une chaire d'éloquence latine aux deux autres déjà ijitallées. En 1545, leur nombre fut porté à sept et ne fit qu'augmenter sous les règnes suivants.
Des idées novatrices, résultant du grand mouvement intellectuel qui s'opéra à cette époque, par suite des relations de la France avec l'Italie, commentaient à se faire entendre. Un plan d'éducation, esquissé alors par Rabelais, se rapproche singulièrement des conceptions que les siècles suivants allaient populariser. Il préconisait les exercices physiques, gymnastique, équitation, tir, escrime, natation; l'étude de la nature, non dans les livres, mais sur elle-même, par l'observation ; celle de la morale et
de certains procédés techniques, car Rabelais, voulait que son élève sût travailler manuellement.
Ces idées, toutefois, étaient loin d'être mises en en pratique. L'enseignement, sous l'ancien régime, avait lieu dans des établissements universitaires et quelques écoles spéciales.
L'instruction primaire était extrêmement négligée et, même au xv!!"" siècle sous Louis XIV, se réduisait à inculquer le cathéchisme; à réciter des prières; et à apprendre à lire et à écrire *< à ceux qui en avaient besoin. » Les maîtres d'école, obligés de suivre les recommandations des archevêques et des évoques, étaient placés dans chaque paroisse sous l'autorité directe du curé. Il n'existait pas d'écoles normales destinées à former des instituteurs. Ceux-ci, extrêmement pauvres, cherchaient à augmenter leurs ressources en rendant quelques services dans les églises. Les châtiments corporels étaient en usage dans les classes.
Les jeunes filles avaient encore moins de facilité d'acquérir une instruction rudimentaire que les garçons. On ne voulait pas d'école mixte, et un même village pouvait difficilement entretenir deux établissements scolaires.
Au Moyen âge, le « Trivium » et le « Quadrivium » constituaient les programmes de l'enseignement donné aux élèves appelés à poursuivre leurs études.
Le « Trivium » comprenait la grammaire, la logique et la rhétorique ; le « Quadrivium » l'arithmétique, la musique, la géométrie et l'astronomie. L'étude des langues mortes formaient l'idéal, en même temps que l'objectif, de toute véritable culture intellectuelle.
Tous les collèges, en France, n'avaient pas le même nombre de classes. Beaucoup d'entre eux ne les graduaient pas jusqu'en rhétorique. Ils n'étaient fréquentés, en 1789, que par 73.000 écoliers, doni 40.000 reçus à titre gratuit. Certains collèges dispo-