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CHAPITRE I Les communautés humaines et leur histoire

La vif sociale contemporaine, si complexe en ses formes, résulte d'un long passé, durant lequel dinnombrables familles humaines, par de constants efiforts. ont contribué à la créer. Il est donc nécessaire, pour la comprendre et la définir, d'en résumer brièvement les phases diverses. Autrefois, aujourd'hui et demain sont autant d'étapes dans l'histoire de l'humanité, dépendantes les unes des autres, et se succédant nécessairement comme modes d'expression de ses destinées.

il— PÉRIODE ANCIENNE

Les conditions d'existence de nos obscurs ancêtres, au commencement de l'époque quaternaire, ne différaient guçre de celles des grands fauves, leurs féroces ennemis, auxquels ils n'avaient à opposer que de grossiers engins de défense, de bois, d'os ou de pierre.

Autour d'eux tout était redoutable, car ils savaient

à peine se ])i'oléger contre les énergies, encore indomptées dont ils subissaient les effets. Ils sentaient cependant, bien que très vaguement, sourdre en eux ce besoin d'amélioration et de progrès, particulier à leur race. Cette prédisposition — cause de leur prééminence — les porta bientôt à se rapprocher les uns des autres et à s'entr'aider en cas d'expéditions trop dangereuses pour être entreprises isolément.

Des groupes se formèrent, obéissant à l'impulsion d'hommes aventureux, remarquables entre tous par leur vigueur, leur expérience et leur courage. L'intervention de ceu.x-ci augmentait les chances du succès du clan, mais sans les assurer complètement. Il s'agissait de se garantir, en plus, contre certaines éventualités adverses, occultes, inexplicables, qu'on craignait instinctivement. Quelques individus, exceptionnellement habiles, semblaient |)révoir, mieux (pie d'autres, ces jtrobabilités néfastes.

On les consulta, et dès lors deux types surgirent parmi ces primitives associations, celui du chef, représentant leur activité guerrière, et celui du Féticheur ou sorcier, interprète des sentiments superstitieux, et déjà empreints de religiosité, de leurs membres.

A leurs débuts, les exploits de ceux-ci étaient de ])eu d'importance. La capture d'un mammouth était un triomjdie ])0ur tout un groupe de chasseurs ardents à sa poursuite. Peu à peu cependant, diverses familles humaines se rencontrant sur un même territoire, leurs rapports commencent à se modiher. Des rivalités se manifestent entre elles, et se terminent i)ar des hostilités.

Certaines agglomérations finissent |)ar former des tribus qui, se ré])andant au loin, modifient leurs habitudes acquises. On ajjprend à travailler le br<»nze. puis le fer ; des animaux sont domestiqués, la terre çà et là est mise en culture.

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