De l'allemand blenden, briller
3. Le principal usage de l’anlimoine, dans l'induslrie, est de concourir à la composition de certains alliages pour leur donner de la dureté. Ainsi c’est dans ce but qu’on l’allie au plomb, pour la foute des caractères d'imprimerie.
4. Nous le rattachons à dessein à la famille des métaux, dont il se rapproche par toutes ses propriétés physiques, et dont il est le compagnon assidu dans beaucoup de liions. La chimie ne reconnaît en lui qu’un métalloïde.
LES MINES DE MÉTAUX
à l'état natif et plus généralement (le sulfures, dans des filons particuliers. Le mispikel, mélange de sulfure et d’arséniure de fer, est gris métallique. Il dégage, par le choc du briquet, une odeur d’ail caractéristique. Le sulfure simple d’arsenic ou réalgar est d’un beau rouge (pl. V, fig. 2); l’orpiment ou sulfure triple est au contraire jaune citron (pl. V, fig. 3). Le cobalt et le nickel sont combinés souvent avec l’arsenic. Le cobalt arsenical est gris, l’arséniaté est rose fleur de pécher (pl. V, fig. 4). Le nickel arsenical est rouge de cuivre, donnant sur le bronze florentin ; le nickel arséniaté est vert pomme; le nickel carbonaté, vert-émeraude (pl. V, fig. 5). Le bismuth se trouve le plus ordinairement à l’état pur. Il est blanc d’argent (pl. V, fig. 1). Tous ces métaux forment une famille intéressante, et dont les usages sont variés’.
Les minerais de fer et de manganèse, presque toujours terreux, hydratés, c’est-à-dire contenant de l’eau en combinaison chimique, se séparent nettement de tous les précédents. La famille du fer est nombreuse, intéressante, soit que l’on considère les oxydes hydratés (limonites), eu gruins ou compactes, à la poussière jaune, aux tons de rouille, quelquefois irisés (pl. VI, fig. 1 et 2); les peroxydes amorphes (hématites, sanguines)’ de couleur rouge ou
1. L’arsanic est employé en mélecioe el dans U pré|>arntion des couleurs. On conuuit sas quali'és vénéneuses à l’état, d’acide blanc ou d'acide arsénieux, ce qu’on nomme vulgairement l’anctticou mort-aux-rats. Le cobalt, le nickel, le bismuth, surtout les deux premiers, sont alliés au cuivre et à l’antimoine pour la confection du maillechort ou métal anglais. Le nickel s'emploie aussi, seul ou allié avec le cuivre, pour la fabrication des monnaies de billon. Chacun a vu ces jolies pièces de dix centimes, blanches, proprettes, si bien frappées, venues de Suisse ou de Belgique, comme pour luire affront à notre ignoble monnaie do cuivre rouge vert-dogrisé.
2. L'hématite ou pierre de sang, dit Théophraste dans son Traité des pierres, est ainsi nommée parce qu'elle ressemble à du sang caillé. — Algatirr,*, aimalités, vient en effet de aigu, aima, sang.
noire, souvent mamelonnés, stalactiformes (pl. VI, fig. 3), les peroxydes cristallisés (oligistes)', à la poussière rougeâtre comme les précédents, aux tons vifs et changeants (pl. VI, fig. 4); enfin les oxydules magnétiques ou aimants naturels, en petits cristaux de couleur aciéreuse ou foncée (pl. VI, fig. 5), à la poussière noire. Hésitez-vous sur le nom à donner à un échantillon de fer oxydé? pulvérisez un grain de minerai. La poussière sera couleur dérouillé avec la lunonite, rouge avec l’hématite, noire avec le fer oxydulé.
Le fer carbonalé ou sidérose’ que nous avons déjà rencontré dans les houillères, compacte, pierreux, forme quand il est pur, cristallisé (pl. VII, fig. 1), la mine ([acier ou mine douce, chère aux maîtres de forge. Le fondeur est loin de voir d’un œil aussi satisfait le fer pyrileux ou sulfuré’, dont la moindre parcelle, introduite dans le fourneau, rend le métal cassant; mais la pyrite est recherchée de ceux qui collectionnent, à cause de ses superbes groupes de cristaux ou de ses arborisations (pl. VII, fig. 2 et 3); elle plaît aussi aux orpailleurs, car elle contient souvent de l’or; enfin elle est exploitée par les fabricants d’acide sulfurique (huile de vitriol), qui eu retirent le soufre qu’elle contient. Autrefois elle était adoptée, à la place du silex, pour le tir des armes à feu. Elle portait dans ce cas le nom de pierre d’ arquebusa.de.
Saluons en finissant les minerais de manganèse. Ce sont surtout des oxydes dont les variétés arborisées (dendrites) ou cristallisées sont accueillies avec faveur par les cubinets de minéralogie (pl. VII, fig. 4 et 5). Les variétés
1 . Du grec éXfy 05 ( oligos , rare). Haûy, en créant cette dénomination, avait oublié le minerai oligiste de l’ile d’Elbe, si abondant et si riche.