En castillan, azoïjüc signifie vif-argent
LES MINES DE MÉTAUX
cial en réglementait l’exploitation. Sur l’autre versant de la Sierra-Morena, sont les célèbres mines de cuivre d’Huelva, près du Rio-Tinlo, ainsi nommé parce que les sels vitrioliques produits dans les vieux travaux par l’oxydation des pyrites de cuivre et de fer, teignent ses eaux. Les anciens vides béants, les montagnes de déblais ou de scories qu’on rencontre eu ces lieux, datent de l’époque phénicienne. Le montTharsis rappelle leTharsisou Thartesis de la Bible, et le mont Salomon, le roi auquel Hiram, prince de Tyr, vendit le cuivre nécessaire à la construction du temple. Le métal sortit peut-être de ces gîtes. Près de là est encore Cadix, le Gadir ou Gadès des Tyriens, le plus grand comptoir des métaux dans l’antiquité. Les Phéniciens y entreposaient le mercure, le cuivre, le fer, l’argent, le plomb, retirés des mines voisines, et l’étain rapporté des Cassitéridcs et de la pointe septentrionale de l’Ibérie. Ils faisaient escale à Gadir en revenant de l’Atlantique, avant de franchir les colonnes d’Hercule pour entrer dans la Méditerranée. L’or était aussi à cette époque fourni en abondance par la Bétique, depuis l’Andalousie. D’autres gîtes de l’Espagne en produisaient également. C’étaient ceux surtout de la Galice, où l’on voit encore, non loin du littoral, les anciens placcrs d’or et d’étain exploités dès l’époque phénicienne.
L’Espagne fut alors, et elle a été aussi pour les Carthaginois et même pour les Romains la grande pourvoyeuse eu métaux précieux, ce que l’Amérique fut pour les peuples modernes à l’époque de la Renaissance, ce que sont aujourd'hui pour nous la Californie etl’Australie. La Lusitanie, le Portugal actuel, contribua comme l’Espagne à approvisionner la Méditerranée de métaux. On y rencontre d’anciennes mines dont quelques-unes ont été reprises avec bénéfice. De nouveaux gîtes, entre autres des
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