LES PLATEAUX
1. Il est naturel qu’avant cle nous consacr er à l’étude de la physiologie des hommes qui vivent aux altitudes, nous fassions nue rapide énumération des lieux les phis importants situés à une hauteur assez considérable au dessus du niveau des mers.
Les descriptions qui vout suivre u’ont pas été faites dans le but d’éclairer des questions de géographie: nous n’avons pas non plus tenté de décrire par le menu tous les plateaux: une pareille entreprise ne serait pas conforme à notre plan, et exigerait peut-être un volume à part consacré exclusivement h des considérations géographiques que l’on peut trouver dans les ouvrages de Humboldt, Reclus et autres savants avec les quels nous ne pouvons nous comparer.
ISTous nous sommes arrêtés particulièrement sur les plateaux de grande élévation, où la diminution de l’oxygène atmosphérique doit être plus sensible. Les profils et les tableaux altimétriques nous dispensent d’entrer dans certains détails qui allongeraient trop ce chapitre.
LIE RELIEF DES OOnUTinUEEUTS.
2. Le Professeur Lapparent 1 a essayé d’évaluer la hauteur moyenne des diverses parties du monde, et distingue pour cela cinq zones, plus une pour l’Asie, comprises entre:
0 à 200 mètres.
A plus de 2000 „
A plus de 5000 „
1 Traité de Géologie. Paris, 1885, page 117.
3. Pour déterminer la surface de ces zones il a calqué les courbes de niveau des cartes, en les passant à un papier quadrillé divisé en millimètres, et prenant comme surface de la zone intermédiaire celle que représente le nombre de carrés compris entre deux courbes consécutives. Une fois évalués les surfaces il les rapproche de la hauteur moyenne. La moyenne arithmétique entre les chiffres correspondant aux altitudes des courbes qui limitent une zone, serait en général très-eleyée parce que l’expérience nous démontre que la pente augmente d’habitude proportionnellement cà la hauteur absolue, excepté en ce qui se rapporte à la première zone, qui donne la moyenne arithmétique 100m qui paraît acceptable. Pour obtenir en même temps qu’une moyenne, un minimum qui serait utile, nous ferons, dit Lapparent, le calcul nécessaire, en supposant qu’on n’aCcorde à chaque zone que la hauteur de sa limite inférieure. Yoici les résultats: