‹ La vie sur les hauts plateauxChapitre 174 sur 268 · I. II. III. IV · texte numérisé non relu

I. II. III. IV

O. Ú.Z3¿m OAócm

CANON DE PROPORTIONS DU DR. PAUL RICHER Les centimètres indiqués correspondent à la dimension trouvée par nous, pour le diamètre vertical de la tête.

La flg. IX. indique la différence de proportions du thorax selon la mesure trouvée par nous et indiquée par la ligne en pointillé.

mexicain, (Om 05 cent.); ce qui s’explique parfaitement par l’augmentation en longueur de ce diamètre, c’est-à-dire par l’élargissement de la cage thoracique. L’indice indiqué pour l’européen, en rapportant la taille à 100, est de 104 pour l’envergure, taudis qu’ici il est de 106. Ainsi donc, pour une taille de 170 cent., chez l’européen, la brasse serait de 176 cent. 8 millimètres, et chez le mexicain de 180 cent. 1 inillim. Il est rare que ces mesures soient égales et beaucoup» plus rare encore que la brasse soit plus petite que la taille.

849. C’est le cas de rappeler ici que, chez le nègre et chez le mongol la brasse est aussi plus longue que chez l’européen; non plus à cause de l’élargissement de la poitrine, mais à cause de l’allongement des os qui forment le squelette du bras et surtout de l’avant-bras. Tandis que pour l’homme de la race caucasique on trouve en général l’envergure et la taille égales (en inscrivant la figure d’un homme avec les bras en croix et en touchant les quatre côtés du “carré des anciens”)1 chez le nègre il n’en est pas ainsi, et si de l’homme nous passons aux singes supérieurs (chimpanzé, gorille, etc.) l’envergure croît de plus en plus jusqu’à atteindre presque le double de la taille. Nous avons dit que cela était dû à l’allongement des os de l’ avant-bras; il est facile de le démontrer en cherchant l’indice brachial, c’est-à-dire le rapport entre l’avant-bras et l’humérus, et en considérant ce dernier égal à 100. Chez l’européen cet indice est 0.74, presque les trois quarts de l’humérus; chez un nègre adulte il atteint 0.79. Chez les anthropoïdes l’indice brachial peut atteindre 0.80 et même 100. Si nous cherchons maintenant le même rapport avec les moyennes que nous avons obtenues, 0m353 pour la distance de l’acromion à l'olécrane, c’est-à-dire pour la longueur de l’humérus, et 0m262 pour la longueur de l’avant-bras nous avons le rapport 100 à 74, le même que l’ont attribue au bras de l’européen. Dans ce cas, il n’y a donc pas de raccourcissement de l’humérus par rapport au cubitus et au radius ni par rapport à la taille, puisque Montabert2 donne comme indice pour la distance de l’acromion à la saignée, 0.19, et nous avons trouvé l’indice 0.20 pour la distance à l’olécrâne, qui correspond très approximativement à la saignée.

850. Par ce que nous venons de dire on comprendra facilement que si l’envergure du mexicain est en général un peu plus grande que celle de l’européen, comme les bras conservent à peu près les mêmes proportions, on ne trouvera aucune différence lorsqu’ils resteront pendants sur les côtés du corps. La main descend donc au même niveau, comme on peut le voir eu comparant les canons que nous présentons. Chez le nègre et le mongol elle descend plus bas que chez l’européen et le mexicain.

851. La main conserve aussi les mêmes proportions; elle est souvent

1 M. Duvai. Anatomie, page 93.

2 Fau. Anatomie, page 143.

plus petite que chez l’européen, ce qui sans doute doit contribuer aussi à ce que l’envergure ne soit pas plus grande. Les figures que nous présentons et qui ont été construites avec nos mesures, sont suffisantes pour éclairer la question.

Le diamètre bitrochantérien ne souffre absolument aucune modification dans ses proportions. Pour un européen de taille moyenne (lm 66) on calcule que ce diamètre est de 31 cent.: nous avons trouvé une moyenne de 0m32 qui est sans doute en proportion avec une taille moyenne de lm70.

La différence entre ce diamètre et le diamètre bi-acromial est, dans nos mesures, de 5 centimètres, tandis que d’après Biclier cette différence est de 1 cent.1

852. (Il ne serait peut-être pas hors de propos de parler ici des mesures du bassin qui, chez la femme mexicaine, présente certaines particularités intimement unies à la physiologie de l’accouchement. Au Mexique on a assez fait à ce sujet et des célébrités dans la pratique de l’obstétrique, le Dr. Juan M. Rodriguez par exemple, ont recueilli ces mesures. Nous en donnons quelques unes que nous avons extraites de l’excellente thèse du Dr. J. de J. Sanchez de Mexico).2

D’après le canon de P. Bicher, la distance verticale du sommet du grand trochanter à la partie inférieure de la rotule est égale à deux têtes, soit, pour nous, 23 cent., pour une taille de lm 70 cent. La distance de la parte inférieure de la rotule à la plante du pied mesure également deux têtes. Or, pour la première mesure nous avons obtenu une moyenne de 466 miUim., et 464 millim. pour la seconde, presque exactement le double do 23 cent., c’est-à-dire les deux têtes indiquées par Bicher. Nous pouvons dire que la proportion, dans ce cas, est à peu près la même. Voir la planche 82.

853. En faisant un résumé des mesures des membres supérieur et inférieur uous pouvons former le tableau suivant:

1 Ch. Richer. Op. cit., page 38. Duval. Op. cit., page 126.

2 Voir le tableau N? 8.

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