AZOTE
911. Dans tons les spécimens d’air analysés chez lesquels la proportion d’oxygène est de 17 on plus petite que 17 pour 100, on observe que la combustion s’effectue avec difficulté et que la respiration devient fatigante, quand l'air est en repos ; mais dans une prise d’air à laquelle se rapporte une des analyses, on voit baisser la proportion d’oxygène jusqu’à 16,67, et cependant la combustion s'opère parfaitement, parce que l’air se meut avec une vélocité régulière.”
912. Ces paroles s’accordent jusqu’à un certain ¡point avec celles de Tyndall, quand il parle de la rapidité de la combustion sur le sommet du Mont-Blanc, grâce à la plus grande mobilité des atonies de l’air raréfié.
Un fait digne d’être signalé, c’est que dans la plupart des analyses, on a trouvé une quantité d’oxygène presqn’egale à celle que signale la théorie pour une hauteur de 4000 mètres.
Notons au passage que l’activité des mineurs en de telles conditions proclame tous les jours et en un bon nombre de localités, le peu de valeur des expériences in vitro, quand on les compare avec les faits que nous proportionnent les observations journalières, qui sont vraiment éloquentes, malgré leur vulgarité.
913. Si le mouvement de l’air d’une mine s’effectue avec une certaine vélocité, l’organisme absorbera la quantité d’air qui lui est nécessaire, grâce à certains procédés, cette quantité d’air, dans la cloche pneumatique de Paul Bert, est insuffisante, parce que son volume est toujours le même.
D’autre part, l’éminent physiologiste dont nous venons de parler a prouvé et a soutenn catégoriquement qu’une cloche plus grande produit les mêmes effets qu’une atmosphère plus riche en oxygène: il ne donne aucune explication de ce phénomène, mais il est très probable que la seule augmentation dans le nombre des respirations suffit pour respirer l’oxygène nécessaire, bien qu’il soit mêlé à une grande quantité d’autre gaz, pourvu qu’il ne dépasse pas certaines limites.
Ou ne pourra jamais prouver que le lait qui contient 95 pour 100 d’eau soit incapable de soutenir la vie d’un animal, si tous les jours on lui en donne une dose de 30 gr. pour chaque 10 kilogrammes du poids.
914. Paul Bert cite à l’appui de ces opinions l’expérience de J. Fr. Cigna. Cet observateur célèbre soumit deux moineaux à une forte dépression: “l’un d’eux était dans une bouteille bouchée, et l’autre dans un récipient où l’on renouvelait l’air fréquemment; dans les deux vases la pression était de 97, à 7!/2 pouces. L’air, même lorsqu’il est très raréfié dans un récipient pneumatique, peut soutenir la respiration et la vie, pourvu qu’on le renouvelle. Aussi, voilà pourquoi les animaux supportent plus facilement la condensation d’un air enfermé qu’une raréfaction égale; de même voilà pourquoi la flamme flamble (sic) et les animaux peuvent vivre sur les plus hautes montagnes, bien que l’air y soit considérablement raréfié, tandis qu’ils meurent vite dans un récipient qui contient de l’air raréfié au même
degré. Et en effet, le moineau qui jouissait d’un veutilatiou suffisante était en pleine santé, tandis que celui qui était sujet à une décompression égale dans un récipient fermé, mourut au bout de très peu de temps.”