‹ La vie sur les hauts plateauxChapitre 97 sur 268 · Sur le Mont-Blanc Atkins remarqua chez un chien · texte numérisé non relu

Sur le Mont-Blanc Atkins remarqua chez un chien

Un profond sommeil.

Une grande fatigue.

Un égarement de la vue.

Des efforts pour courir avec rapidité, suivis de chutes inévitables.

Un bon appétit.

8. La faiblesse des animaux est quelquefois si grande, qu’on se voit obligé de les décharger. Quand ils font l’ascension d’une montagne, ils ne peuvent porter les mêmes fardeaux qu’ils pourraient supporter dans une région basse. (Hill).

A México 16 à 19

,, Amecameca, à 2480 m. . 18

,, Hamacas, à 3897m.. 23

,, La Cruz, à 4300m.. 22 à 25

La respiration du rat blanc qui fut aussi conduit jusqu’au cratère varia de la manière sui-

vante:

A México 110

,, Amecameca 116

,, Hamacas:

„ lh 10 „ 124

Sur le bord du cratère, à 5263 mètres, 128. On comp ta les respirations du lézard après qu’il se fut reposé quelques minutes; et celles du rat blanc, pendant qu’il dormait. Un linge qui couvrait la cage mettait ces deux animaux á l’abri du froid, qu’ils purent très-bien avoir ressenti au commencement. On sait que le froid accélère la respiration.

5. Nous n’avons observé chez nos montures aucune hémorrhagie, même à 4300 mètres de hauteur. (Voir § 1154 a).

6. Ce fait est exact. Le vieux cheval que montait Mr. Tenorio, notre compagnon de voyage, eût beaucoup á souffrir du mal des montagnes. Dans tout son corps on remarqua un mouvement d’avant en arrière ainsi qu’un fort tremblement. Etait-t-il poussif?

7. Mr. Puga observa les mêmes phénomènes chez un chien qui nous accompagnait. Le cheval que montait Herrera avait si bon appétit, et paraissait trop occupé à brouter des plantes de Draba, pour faire attention au mal de montagne. Nous étions cependant á 4300 mètres.

8. Nous n’avons pas remarqué cette faiblesse. Le poids des cavaliers ne varie cependant pas si vite, et d’ailleurs les chevaux d’Amecameca et de Mexico portent les leurs dans des régions basses, comme Cuernavaca, dn passant par la Cruz del Marqués et autres endroits as-

sez élevés. Les mulels qui portent des fardeaux d’un endroit à un autre, chargent partout les mêmes poids, qui varient forcément selon l’âge, la force, etc.

348. Nous pouvons faire un résumé du mal des montagnes chez les animaux, en nous limitant aux symptômes, dans les termes suivants:

(a) . Fatigue, débilité des membres, tremblement convulsif des membres et de tout le corps.

(b) . Respiration fatiguée, très accélérée, irrégulière, profonde ou très légère.

(c) . Hémorrhagies. — Nous n’avons pas observé ce phénomène à une hauteur on il se produit d’ordinaire dans d’autres endroits.

(d) . Sommeil invincible.

(e) . Egarement de la vue.

Exception faite du tremblement du corps et des membres, tous les autres symptômes coïncident avec ceux qui se manifestent chez l’homme, et voilà pourquoi nous ne voulons pas les discuter ici (§ 1154 a).

349. Espèces chez lesquelles on a remarqué le mal des montagnes.

Chevaux et autres bêtes de somme.

Taureaux. — Yacks.

Chiens.

Chèvres. — Moutons.

Chameaux.

En toute rigueur, le lézard et le rat, pendant notre ascension au Popocatepetl, n’éprouvèrent qu’une augmentation de respirations. Pour ce qui regarde les oiseaux, nous doutons fort qu’ils puissent être sujets à ce mal de terre. Les espèces qui sont victimes de cette maladie se rapprochent beaucoup de l’homme sous le point de vue physiologique et anatomique. Nous croyons qu’il serait difficile de prouver que les hypothèses appliquées en ce cas à l’homme, perdent de leur valeur quand il s’agit des mammifères que nous avons cités.

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