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Hauteurs sur lesquelles se présente le mal des

montagnes.

Animaux.

Hauteurs.

Régions.

Observateurs.

Taureaux . .

2107 toises

Antisana

Humboldt.

Mulets et chevaux. .

4300 mètres (?) . .

Chili

Hubbard.

Chevaux

Potosi

Temple.

Mulets

Chimborazo

Boussingaull.

Chili

Darwin.

Amérique du Sud. .

Chevaux

Ta cora

Pissis.

Mexique (?)

Burkhardt.

Mulets

1736 toises

Mont-Blanc

Saussure.

Chevaux

6260 mètres

Asie

Moorcroft.

Himalava

Burnes.

,, et Chameaux

Schlagintweit.

Chevaux

Karakorum

Hayward.

Chevaux et Chien . .

Popocatepetl. . :

Vergara et Herrera.

Chez le cheval le mal clés montagnes 11e se présente qu’entre 4165 et 6270 mètres: la différence est donc égale à 2105 mètres. Cette différence, chez les mulets, 11e dépasse pas 1800 mètres.

Ce phénomène s’observe aussi chez rhoinme.

Différences individuelles par rapport à la résistance au mal des montagnes.

351. Un des chiens qui nous accompagnaient lors de notre ascension au Popocatepetl eut beaucoup à souffrir du mal des montagnes; un antre, qui était un peu plus grand que le premier, courait comme d’habitude. Son maître faisait rouler des pierres sur la pente sablonneuse de la Cruz, h 4300 mètres; il se lançait alors à leur poursuite, et remontait la côte en sautant et en ligne droite, malgré la cendre du volcan dans laquelle il s’enfonçait jusqu’aux genoux. De tous nos chevaux ce fut celui de Mr. Tenorio qui fut le plus sujet à ce mal; celui de Mr. Herrera n’en ressentit presque pas les effets, puisque, comme nous l’avons déjà dit, il s’arrêtait fréquemment pour brouter l’herbe qu’il rencontrait sur son passage, sans manifester ni fatigue ni malaise.

Certains auteurs d’un grand crédit affirment que les chevaux fougueux sont les plus exposés à cette maladie, parce qu’ils n’économisent pas leurs

forces; et il n’est pas douteux qu’un travail excessif peut produire l’augmentation des accidents et des congestions internes.

352. Le mal des montagnes fait le plus grand nombre de ses victimes parmi les chevaux déjà avancés en âge et prédisposés à la pousse: la raison est claire et évidente.

D’après Tschudi les chevaux nés sur les montagnes ne sont presque pas sujets à cette maladie: Martin de Moussy affirme que les bêtes de somme s’habituent assez vite à l’air des cordillères; Boussingault met en doute la constance de ce phénomène; enfin, s’il faut en croire les opinions les plus en vogue, les Yacks et les Lamas travaillent impunément dans les endroits les plus élevés.

Nous n’hésitons pas à affirmer que le degré d’acclimatation influe beaucoup chez les animaux sur la disposition au mal des montagnes. Un étranger, Mr. Mantelet, arrivé récemment à Mexico, eût plus à souffrir que les mexicains, pendant l’ascension au Popocatepetl, et même plus qu’un de ses compatriotes, le Dr. P. Maury, qui habitait le Plateau depuis plusieurs années. Les indigènes occupés à l’extraction du soufre, ne sont pas sujets à cette maladie. Et c’est ainsi que les chevaux nés sur les montagnes en sont aussi exempts, ou tout au moins ressentent beaucoup moins ces malaises. A Tlalmanalco où le terrain est plus accidenté et s’élève à une hauteur assez considérable on préféré les chevaux de l’endroit ou bien ceux qui y vivent depuis quelque temps.

Quand nous parlerons du mal des montagnes et de ses effets sur l’homme, nous discuterons la question plus largement (§ 1154 a).

353. Dans l’Amérique du Sud on emploie l’ail, qui en s’éliminant produit la congestion du poumon, et l’afflux du sang dans ce viscère y favorise peut-être l’hématose (?).

(e) On a faussement attribué au manque de pression la pousse (asoleo)

des chevaux mexicains.

354. On se rappellera que d’après Burkhardt “les chevaux et les mulets du Mexique sont d’ordinaire sujets à une maladie peu connue ou même entièrement inconnue en Europe. Si aux heures de fortes chaleurs on les oblige à faire de grands efforts, ils ressentent alors des palpitations de cœur, etc. Ces bêtes très-souvent périssent à cause de cette affection.”

Il serait difficile de rassembler en si peu de mots un plus grand nombre de faussetés; et cependant, ceux qui vont à la recherche des effets fu-

nestes produits par le manque de pression et n’admettent que des théories exclusives dans leurs cervelles étroites et bornées par des idées préconçues, ceux-là n’éprouvent aucune difficulté à les croire. Il est faux que la pousse soit fréquente au Mexique; il est faux qu’elle soit inconnue en Europe; il est faux qu’elle soit particulière au Mexique; il est faux qu’elle ne se manifeste qu’aux heures de forte chaleur et il est faitx qu’elle provienne d’un manque de pression.

Yoici ce que nous dit dans une lettre particulière le Dr. Alfred Dugès:

“El asoleo n’est autre chose que ce que nous autres français nous appelons la pousse ; les chevaux poussifs sont emphysémateux et cette maladie leur cause très souvent une dilatation du cœur. La pousse s'observe en Europe comme ici: ceux qui font courir des chevaux pur sang la connaissent parfaitement bien. Cette maladie est naturellement incurable: cheval poussif, cheval perdu. Si cette affection n’était autre chose que le mal des montagnes, nous n’aurions ici aucun cheval sain.”

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