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de contracter des emprunts, c'est-à-dire de se ruiner ^ ; pour lui-même, l'impôt public se réduit à des aides, des présents et quelques subventions, toujours consentis par pure courtoisie et extra-courants en fait -. Enfin, comme il n'exige, sauf dans les derniers temps, et encore très probablement d'une façon bien peu sérieuse, aucmie reddition des comptes, aux échevins appartient en somme tout pouvoir administratif fiscal ^. Bref, l'autonomie de la ville paraît être aussi complète que possible dans cette partie essentielle de la vie urbaine.
Mais il semble que la révolution de 1296 et des années suivantes eut surtout un caractère financier * et s'accomplit sur cette question au détriment de la ville en général, du Magistrat en particulier et naturellement au profit de la puissance extérieure s. D'une part, la liberté communale au sujet des créations de ressources extraordinaires fut singulièrement réduite : la perception des impôts et même l'émission des emprunts dépendirent expressément de l'autorisation publique, puis, par une conséquence bien simple, le pouvoir central entra en quelque sorte à tous égards dans les droits urbains, et non seulement en faisant dépendre la concession de la principale ressource de la cité, des assises, d'une participation personnelle à ses produits, il élargit considérablement l'ancien impôt public ou réellement le créa *, mais on n'oubliera pas que la plupart des dépenses, qui correspondaient aux recettes extraordinaires, ayant un but militaire, présentaient en même temps un intérêt pubUc. A titre administratif en outre, sous le rapport local, à côté des échevins apparurent des conseils ou offices de finances, plus ou moins indépendants et chargés proprement du système fiscal, le Magistrat ne