‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 102 sur 997 · Finances · texte numérisé non relu

Finances

PRE]NnÈRE PARTIE. HISTOIRE EXTERNE 111

gardant plus à ce sujet qu'un pouvoir représentatif ^, et, pour l'extérieur, l'autorité souveraine exigea une reddition des comptes annuels à ses officiers et dans des conditions des plus sérieuses ^. Bref, il ne paraît pas être douteux que si l'association conserva en général ce qu'on pourrait appeler une autonomie de comptabilité, sa liberté pécuniaire devint bien restreinte au profit de la puissance souveraine qui disposa en partie des finances et les surveilla étroitement ^.

Cet élément, de nature presque économique, est le seul de cet ordre au sujet duquel les rapports entre les deux organismes méritent d'être observés. A cet égard, les parties de la vie réellement industrielle et commerciale n'offraient, dans Tensemble, aucune commmie mesure et, généralement, ne présentaient rien de spécial, en raison du point de vue sous lequel on les envisageait pour la plupart. Quelques-unes, telles que la navigation, par son caractère territorial-domanial, la monnaie, les foires *, par leur nature originelle, étaient des éléments plus ou moins expressément publics. Les autres ne semblaient être que des représentations de la « police » économique, si Ion veut ^ : aussi, elles pouvaient entrainer l'intervention de l'autorité centrale, mais dans des conditions simplement analogues à celles qu'offrait l'existence juridique de la commune. En réalité, cette action était peu fréquente ^.

Dans ces divers cas, l'autorité centrale se montrait en somme avec de doubles fonctions, soit i)ar une direction à donner, une réglementation à étabfir, bref, des concessions quelconques à accorder ou à refuser, soit par une participation à réaliser. C'étaient là des rôles d'ordonnateur et de collaborateur quant au fond, le premier étant pour l'application de toutes façons plus général, le second plus net et plus borné.

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