Voy. plus loin
encore de renseignements documentaires, il est permis de croire que les relations doivent commencer à s'établir régulièrement. Ensuite, pendant le premier tiers de l'époque suivante, les événements, surtout politiques, amènent les rapports à se faire connaître peu à peu : si, en 1228. Ferrand et Jeanne k accordent » leur constitution, qui rend tout au moins la nomination du Magistrat indépendante de l'autorité publique, et qui. dans l'avenir, ne cessera presque de demeurer la base du régime urbain ^ ; si, de leur côté, les rois de France adressent de fréquents appels à l'indépendance diplomatique de la ville, les mêmes souverains, on ne l'ignore pas davantage, disposent à leur volonté de la forteresse douaisienne -, et ces antithèses paraissent suffire pour mettre en lumière et confirmer ce que l'on sait de la complexité, balancée pour ainsi dire entre chaque parti, que représentent les relations publico-communales .
Celles-ci. sous la période flamande qui, correspondant à l'apogée de la ville, fut également celle de son maximum d'autonomie, arrivèrent à incliner beaucoup en faveur du gouvernement urbain ^. Ce n'est pas que l'autorité centrale ait accordé au pouvoir local de nouveaux privilèges, et cette absence montre bien l'importance de l'application du régime simplement existant : mais justement, outre le système singulièrement libéral de 1228. la puissance extérieure, par faiblesse sans doute, n'opposait rien à cette situation et se préoccupait réellement aussi peu que possible de diriger ou de surveiller le Magistrat. Se bornant à lui demander quelques ressources financières ou militaires, elle lui laissait en générale tout faculté d'agir à sa guise, aussi bien à son égard qu'à celui de la communauté. Aussi, en dépit d'une souveraineté de principe, si indéniable fut-elle, la liberté urbaine, ou beaucoup plus exactement patricienne, était à peu près aussi absolue qu'elle pouvait Têtre et la priorité obligatoire de l'asseure-