‹ La vie urbaine de Douai au moyen age (volume 2)Chapitre 108 sur 997 · Pour le développement de cet alinéa, voy · texte numérisé non relu

Pour le développement de cet alinéa, voy

ment public sur le même serment communal avait une véritable signification. Et cependant un avertissement fut donné au Magistrat en 1276, quand Marguerite de Flandre, sur la plainte du commun, imposa aux échevins l'annulation de bans sur la draperie : ce petit fait que son caractère unique, comme son époque, rendent encore plus significatif, est bien un rappel de la prééminence publique sur la ville. Trois années plus tard, se produisit un second avertissement, venant cette fois du suzerain, du roi de France, et d'ailleurs de portée urbaine absolument générale, concernant Fobligation de la reddition des comptes au pouvoir central ^ : l'effet pratique en fut sans doute médiocre, mais il est essentiel que la question ait été posée. Quoi qu'il en soit, on vécut encore dans cette même indépendance pendant une quinzaine d'années.

Mais, en 1296 2, événements extérieurs, visées de la France sur la ville d'accord avec le patriciat ; événements intérieurs, révolte surtout financière du commun, qui en même temps fait appel au comte de Flandre, tout, pour des causes politiques et fiscales, entraîne l'intervention des deux pouvoirs publics, suzerain et vassal, dans les affaires communales, et maintenant elle ne cessera plus. Bien mieux, de cette intrusion étrangère comme de l'état interne, va résulter aussitôt une véritable révolution dans la vie constitutionnelle : elle est accomplie surtout par le roi. Il n'est pas assez que le comte aide le commun, plutôt qu'il ne l'entraîne, à remplacer la vieille organisation oligarchique par le régime populaire de la communauté, Philippe le Bel, dans des conditions sans doute plus spontanées et accusées, non seulement donne d'une façon peut-être permanente à la ville un « gardien » ou mieux un a gouverneur » en dehors de l'officier local ordinaire, le bailli, pour représenter spécialement la puissance souveraine et, selon son titre, diriger vraiment le centre

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